Babas Levrai La réalisatrice de Chien de garde, Sophie Dupuis, voit son premier long métrage être présenté dans huit villes au Québec, dont à Val-d’Or, sa ville natale, où a germé son amour du cinéma.

Sophie Dupuis aurait pu choisir d’autres arrondissements de Montréal pour tourner son premier long métrage, mais elle trouvait que Verdun était parfait comme toile de fond pour les couleurs de l’histoire de Chien de rage qui vient tout juste de sortir sur les grands écrans.

La réalisatrice originaire de Val d’Or, qui a aussi écrit et scénarisé le long métrage qualifié de coup de poing, n’en est pas à ses premières armes. Elle s’était fait les dents sur d’innombrables courts-métrages jusqu’à ce qu’elle reçoive le feu vert et le financement pour tourner Chien de rage.

«Ça n’a pas été de la chance, mais le fruit d’un travail acharné, assidu et de foi en moi», précise la cinéaste trentenaire qui a convaincu Maude Guérin, Paul Ahmarani, Claude Laberge, Jean-Simon Leduc et Théodore Pellerin et même la légendaire rockeuse Marjo de jouer dans son film.

JP et Vincent vivent avec leur mère, ainsi que la blonde de JP, dans un petit appartement de Verdun. Pour joindre les deux bouts, qui ne se joignent que très difficilement chaque mois, les deux frères collectent des dettes de drogue pour leur oncle Dany qu’ils considèrent comme un père. Tout à coup, l’histoire tourne au drame. «Peut-être parce que je viens des régions, mon histoire nécessitait un quartier ou un village. Pourquoi Verdun? Parce qu’il y règne quelque chose de distinctif. Si j’avais transposé mon histoire dans une grande ville, cela l’aurait rendu plus anonyme», précise Sophie Dupuis.

Vocation hâtive

La cinéaste a tracé sa route dès son adolescence. «Très tôt j’ai su que je voulais faire des films. Vers l’âge de 15 ans, durant mon année scolaire, j’ai écrit un long métrage que j’ai tourné ensuite avec la caméra de mes parents pendant les vacances d’été», dit-elle, amusée.

C’est bien plus tard, une fois rendu au cégep à Rouyn, que la cinéaste en herbe a réalisé qu’au cinéma, elle pouvait aussi créer des atmosphères et amener les spectateurs ailleurs, lui confirmant son amour du septième art.

Certaines personnes pourraient lui reprocher de faire un lien entre Verdun et la délinquance de ses personnages. «Il y a des crimes partout, pas juste à Verdun ou Hochelaga. Cela aurait pu se passer n’importe où quant à moi», mentionne avec conviction Sophie Dupuis.

Elle prépare déjà son prochain film qu’elle veut tourner dans des mines de sa région natale.

Chien de garde» est projeté sur huit écrans au Québec, dont quatre dans la grande région métropolitaine: Quartier latin, Beaubien, Mega-Plex Pont-Viau et Cineplex à Boucherville.

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