Gracieuseté «À travers mes toiles, je veux que les choses se reconnaissent un peu et que ça leur fasse du bien», insiste l'artiste Lou Drouin.

La Verdunoise Lou Drouin organise début mai sa première exposition. Pendant 30 ans, Lou Drouin était propriétaire d’une entreprise de signalisations sculptées en bois, notamment pour les entrées de ville. L’artiste de 63 ans présentera son travail qui a pris la forme d’une trentaine de toiles inspirées de moments vécus.

Comment avez-vous choisi l’intitulé de votre exposition?
Ça m’indisposait de donner un thème parce que j’allais à brûle-pourpoint. J’ai exploré un peu de tout et tout ce qui se présentait à moi comme sujet, je le faisais. J’ai alors réalisé que la majorité des tableaux avaient du jaune, mais ce n’est pas toujours jaune. C’est comme la vie, ce n’est pas toujours ensoleillé.

Comment allez-vous occuper l’espace d’exposition?
Dans la salle d’exposition, je vais avoir un pan de mur qui représente les vacanciers donc la détente avec des couleurs douces. J’ai par exemple dessiné une barque devant laquelle je passais devant tous les matins lorsque j’étais en voyage à Punta Cana.
Il y aura aussi une partie qui aura un petit côté sombre, en ce qui concerne les couleurs en tout cas, car j’aime beaucoup les verts et on dit que c’est une couleur froide. J’ai notamment Ancrage qui représente une personne dans un lit qui se tient à un barreau. Pour la majorité des personnes qui l’on vu, ça a un côté lugubre alors que pour moi, ça signifie qu’elle se sent bien parce que j’attrape souvent quelque chose quand je m’endors. Mes pensées ne sont jamais lourdes, elles sont souvent ludiques.
Je fais du figuratif, mais il y a beaucoup de création. Je vais souvent m’évaporer dans les arrière-plans. Par exemple, ma petite-fille était sur la plage, mais j’ai dessiné une piscine pour donner un petit côté plus dramatique, moins cliché. Je ne sais pas si les artistes sont tous comme ça, mais je m’attache à mes tableaux. C’est peut-être parce qu’une petite partie de moi s’en va. Je veux en faire profiter aux autres.

Pourquoi utiliser l’acrylique?
C’est facile l’acrylique parce que ça sèche vite donc on peut immédiatement ajouter des couches de peinture. Je vais m’aventurer éventuellement dans l’huile. Si tu veux appliquer une couleur par-dessus, elle va se mélanger et si tu veux garder la couleur, il faut que tu la fasses deux ou trois jours après donc c’est très long.

Est-ce que vous avez déjà des projets pour la suite?
Quand j’ai commencé, je voulais peindre des femmes et appeler mon exposition «Quelques-unes de nos audacieuses». Elles auraient été de tous les âges et de la scène, que ce soit du théâtre, du cinéma, du spectacle. Des femmes qui ont fait notre place.
J’en ai reproduit deux, dont de Kim Yaroshevskaya de la série télévisée Fanfreluche que j’ai associée à l’écrivaine Kim Thuy, car ce sont deux amoureuses des mots. Il y aura une section avec les Audacieuses début mai et probablement ce sera le sujet de ma prochaine exposition.

L’exposition «Plus ou moins jaune» de Lou Drouin se déroulera du 3 au 8 mai à la Galerie Espace (4844, rue Saint-Laurent).

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