Gracieuseté – Parents-Secours «Si les enfants voient ces affiches, sentent qu'ils font partie de ce monde et qu'on est là pour eux, je pense que ce sera bénéfique pour leur sentiment de sécurité», souligne la Verdunoise Nicole Hébert

Une mère de famille, Nicole Hébert, veut remettre sur pied un comité Parents-Secours à Verdun pour assurer la sécurité et la protection des enfants ainsi que des aînés. Plusieurs résidents ont fait part de leur intérêt pour devenir un foyer-refuge, dont certains font partie des arrondissements avoisinants.

C’est en voyant que Parents-Secours était à la recherche de bénévoles que Nicole Hébert s’est souvenue des affiches rouges et blanches placées dans les fenêtres qu’elle avait repérées étant jeune.

«Quand tu vois un enfant sur une affiche avec la main d’une grande personne, alors tu comprends que c’est pour t’aider, soutient la Verdunoise. Je me sentais plus en sécurité dans un monde d’adultes. Je trouvais aussi que l’action en tant que telle était un beau partage, donc je planifiais de m’engager lorsque je serais plus âgée.»

La Verdunoise a saisi l’occasion et contacté l’organisme pour devenir à son tour foyer-refuge.

«J’habite dans un rez-de-chaussée, ce qui facilite l’accès et je suis en face d’un établissement de restauration rapide alors il peut éventuellement y avoir des besoins d’assistance, raconte la maman de deux garçons. Je me suis inscrite et la réponse était positive, mais on m’a annoncé qu’il n’y avait pas de réseau à Verdun, ce qui signifie que je ne pouvais pas avoir d’affiche.»

Elle a ainsi commencé à chercher d’autres bénévoles et en une seule journée, environ 25 personnes ont répondu à son annonce sur les réseaux sociaux. Nicole Hébert a également été contactée par l’organisme Action Prévention Verdun qui a proposé son aide pour faire une réunion d’information.

Sécurité

Parents-Secours compte environ 80 interventions par année qui peuvent être liées à un enfant égaré, une perte de clé, ou encore à un orage. L’organisme considère qu’il suffit généralement de 15 minutes pour régler la situation puisqu’une fois l’enfant recueilli, le foyer-refuge doit seulement avertir la famille ou la police.

«Plus il y a de foyers-refuges dans un secteur et plus ça augmente la sécurité, souligne son directeur général pour le Québec, Pierre Chalifoux. Quand les personnes malveillantes veulent s’adresser aux enfants, qu’ils voient les affiches aux fenêtres et le quartier surveillé alors ils s’en vont ailleurs.»

Au cours des deux dernières semaines, l’organisme a été fortement sollicité avec 700 demandes. Ce regain d’intérêt fait suite à d’importants événements dans l’actualité dont des disparitions d’enfants.

Difficultés
Un comité Parents-Secours existait à Verdun de 1986 à 2002 avec 92 foyers-refuges répartis dans l’arrondissement.

«Le groupe s’est dissout parce que sa plus grande difficulté était de couvrir L’Île-des-Sœurs, raconte le directeur général. On voudrait aujourd’hui rebâtir deux comités distincts, un à l’île et l’autre sur la terre ferme.»

Pour ce faire, il faut un minimum de trois personnes qui feront le recrutement. Elles seront aussi contactées par le siège social pour entrer en relation avec les demandeurs du secteur qui souhaite devenir foyer-refuge.

«C’est ce qui peut être un peu lourd puisque les membres du comité doivent se rendre sur place deux fois. Ils rencontrent d’abord les personnes et prennent leurs informations pour le service de police qui fera une enquête sur leurs antécédents. Quand tout est correct, ils y retournent avec l’affiche. Ce processus est fait tous les deux ans, trois ans maximum», rapporte M. Chalifoux.

Les normes ont tendance à s’assouplir pour encourager les résidents à garder leurs comités. Des LaSallois qui habitent proche de Verdun pourraient alors se joindre au groupe, à condition que les membres donnent leur accord.

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