Métro Média - Isabelle Bergeron «En finissant le programme, il y a un gros poids de moins sur les épaules, mais il y en a un autre qui arrive puisque de nouveaux défis nous attendent dans ce travail qui est très exigeant», précise le nouveau paramédic en soins avancés, Vincent Duval.

La Semaine nationale des services préhospitaliers d’urgence vient de se terminer et a permis de souligner l’expertise des paramédics ainsi que des répartiteurs médicaux d’urgence. La nouveauté cette année est la première cohorte de paramédics en soins avancés (PSA) dont fait partie le Verdunois Vincent Duval qui a réussi sa formation de deux ans à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

C’est à l’âge de 21 ans que Vincent Duval est devenu paramédic. Il a choisi ce métier avant tout pour venir en aide. L’aspect urgent des interventions et le travail d’équipe ont été deux incitants supplémentaires. Malgré tout, après six années, il recherchait de nouveaux défis et c’est pourquoi il a tout de suite été séduit par la formation universitaire.

«J’étais devenu à l’aise dans ce que je faisais et j’avais envie d’apprendre de nouvelles choses, raconte le Verdunois. Le nouveau programme me permettra de donner plus de soins aux patients donc dès qu’il a été créé, je me suis inscrit. C’est sûr qu’il y a un côté historique à considérer parce que c’est le premier programme universitaire pour les paramédics au Québec et ça faisait plusieurs années qu’on l’attendait.»

Un premier groupe de PSA avait été formé à la Corporation d’Urgences-santé en 2001 pour analyser la pertinence de cette spécialisation dans la province. Les membres avaient principalement été formés sur la route grâce à la présence de médecins dans les véhicules.

«Je savais dans quoi je m’embarquais grâce à ce groupe qui répondait parfois aux mêmes appels que moi. D’ailleurs, Urgences-santé avait monté un projet qui formait certains paramédics de soins primaires pour pouvoir travailler avec les paramédics en soins avancés, en attendant qu’il y ait la relève. J’ai donc déjà eu la chance de travailler sur ces véhicules et de voir un peu à quelles réalités je m’exposerai», explique le professionnel.

Université
Pendant deux ans, Vincent Duval a suivi le programme à temps plein à la Faculté de médecine et travaillait en plus une fin de semaine sur deux pour la Corporation d’urgences-santé.

«J’ai trouvé que c’était exigeant de retourner à l’école, souligne-t-il. Il fallait être discipliné pour faire les lectures et constamment être évalué en simulation. Avec nos stages, on allait entre autres dans les salles d’opération avec les anesthésistes de l’hôpital pour faire des intubations, ou à l’urgence pour évaluer des patients. On a été projeté dans un milieu où on n’était pas à l’aise et ça a été très enrichissant.»

Ses connaissances se sont principalement développées en cardiologie et en pneumologie pour répondre aux urgences critiques.

«Présentement, le seul employeur au Québec qui engage des paramédics en soins avancés, c’est Urgences-santé qui couvre le territoire de Montréal et Laval. Ce qui serait bien au cours des prochaines années, ce serait de voir la pratique s’étendre à l’ensemble de la province», soutient le jeune homme.

Vincent Duval aura sa cérémonie de fin d’études le 21 juin, mais il commencera son expérience de PSA dès cette fin de semaine. Il sera alors accompagné d’un professionnel d’expérience et interviendra sur le terrain, en plus de l’ambulance.

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