Gracieuseté Une cinquantaine d’infirmières et d’infirmières auxiliaires du CLSC de Verdun dénoncent la décision de l’employeur de ne plus leur fournir un stationnement sans frais.

Lors du dernier conseil d’administration (CA) du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, 50 infirmières et infirmières auxiliaires en soins à domicile du CLSC de Verdun ont défendu leur droit à disposer gratuitement d’un stationnement. Elles veulent remettre le point au cœur des négociations de la convention collective locale qui sont en cours avec l’employeur.

Les professionnels de la santé ont pour le moment accès sans frais à 32 places de stationnement intérieur, ce qui serait suffisant puisque certains sont en congés quand d’autres travaillent.

«On a toujours eu le stationnement gratuit, assure la présidente FIQ-Syndicat des professionnelles en soins de santé du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Josianne Moreau. Lorsque l’on applique pour un emploi au CLSC de Verdun, le poste requiert un véhicule, mais ce n’est pas écrit dans la convention collective locale, donc l’employeur dit qu’il peut l’enlever.»

Si les infirmières se rendent chez leurs patients, elles doivent ensuite retourner au CLSC de Verdun pour remplir leurs rapports ou planifier des routes par exemple.

«Au CIUSSS, l’employeur s’est retrouvé avec des aires de stationnement énormes un peu partout, donc il a donné ça à la firme soumissionnaire la plus basse. Il ne veut plus s’en occuper et enlève tous les stationnements qui étaient octroyés. En fait, il veut faire de l’argent avec ça, donc probablement qu’il va louer des places à des résidents ou faire payer les professionnels en soins», rapporte la présidente.

Le CLSC de Verdun est situé sur la rue de l’Église où il y a présence de parcomètres. Les syndiquées évoquent aussi la perte de temps liée à la recherche d’une place pour se garer.

«Les infirmières font parfois beaucoup de temps supplémentaire sur leur temps à elles, fait savoir Mme Moreau. À partir de maintenant, si elles n’ont pas réalisé une tâche parce qu’elles se cherchaient du stationnement, au lieu de couper leur heure de diner comme elles le faisaient, elles vont le demander en temps supplémentaire à la fin de la journée.»

La qualité des soins aux patients restera de mise tout au long des négociations.

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Des Verdunoises se sont mobilisées le 13 juin devant les locaux situés dans l’arrondissement Saint-Léonard pour faire entendre leur mécontentement à l’aide de cloches et de drapeaux.

Plusieurs syndicats étaient réunis et ce soir-là, la vice-présidente de la FIQ–Syndicat des professionnelles en soins de santé du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Françoise Ramel, a lu une lettre de revendication au CA pour mettre ce point délaissé des négociations.

«On veut une convention négociée, insiste Josianne Moreau. On ne veut pas aller en arbitrage devant un médiateur parce qu’on n’aurait pas vraiment de contrôle et souvent il penche du côté du document de l’employeur. Ce serait probablement une grande perte sur plusieurs points, malgré le fait que l’on s’entende sur plusieurs choses.»

Une lettre sera également envoyée en masse, de façon régulière, aux directions concernées.

La dernière convention collective locale date de 2008 et la prochaine devra être prête pour octobre, après 18 mois de négociations.

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