Gracieuseté - Amalgane Montréal Avec ses bacs de tomates et de fines herbes faciles d’accès, le jardin urbain qui agrémente la cour extérieure d’Amalgame Montréal permet d’impliquer le groupe dans un projet commun et de sensibiliser à une meilleure alimentation.

Adaptant le travail en fonction des capacités propres à chacun, Amalgame Montréal permet à des personnes ayant des handicaps ou des limitations physiques de s’acquitter de différentes tâches et de s’impliquer dans leur milieu. L’organisme, implanté à Verdun depuis plus de 25 ans, y joue un rôle important.

Assemblage, étiquetage, emballage et autres travaux manuels qui peuvent être réalisés à une table en position assise, la vingtaine de membres de l’équipe d’Amalgame Montréal sont affectés aux tâches pour lesquelles ils présentent le plus d’aptitudes et d’habiletés.

«Contrairement à d’autres façons de procéder, nous prenons les gens avec leurs forces et leurs faiblesses, puis nous travaillons avec leurs forces», remarque d’emblée Renée Caron, directrice d’Amalgame Montréal depuis maintenant 26 ans.

Au quotidien, la dame évolue auprès de gens pour qui l’accès à des services en employabilité est difficile. «Alors qu’une personne handicapée intellectuellement est généralement capable de monter les escaliers ou d’utiliser une toilette régulière, celle qui a des limitations physiques a besoin d’un ascenseur et d’une toilette adaptée. Nous nous spécialisons justement auprès de cette clientèle et notre immeuble est 100% accessible pour eux», souligne-t-elle.

Chacun à son rythme
Amalgame demeure à l’image des autres organisations. Outre les installations qui doivent répondre aux exigences particulières, le temps de réalisation demeure la seule différence.

«On parvient à tout faire, mais ça va moins vite. Alors on apprend la patience. Souvent, on va décortiquer le travail. Dans une entreprise, par exemple, c’est probablement le même employé qui est en charge de plier les feuilles, de les mettre dans des enveloppes et de coller les timbres. Chez nous, il y a une personne pour chacune de ces étapes, puisqu’elles demandent toutes des compétences différentes», explique Renée Caron.

Actuellement en charge de l’assemblage de composantes de boîtes électriques, l’équipe a ainsi divisé la production. «Il y en a un qui visse, un qui serre et un qui pose les écrous. Puis, il y a celui qui dit ‘’moi, avec un petit aimant, je serais capable de mettre l’écrou dans le trou’’, alors que personne d’autre n’y avait pensé. Discuter et travailler ensemble pour trouver des idées est une de nos forces», indique-t-elle.

Pour l’organisme situé sur la rue Bannantyne, propriétaire de ses locaux depuis 2012, le principal défi demeure la recherche de financement. La directrice confirme que la gestion des activités se porte bien au quotidien, mais que lorsqu’il est question d’effectuer des améliorations, «le financement devient le nerf de la guerre».

«En ce moment, nous aimerions prolonger notre ascenseur au 2e étage. Nous avons demandé des subventions et sommes en attente de réponses. Nous aurons besoin de partenaires pour atteindre notre objectif et défrayer les coûts pour les travaux», explique-t-elle.

Ouverture à la diversité
Au fil des années passées sur le terrain, Renée Caron a vu les mentalités changer au sein de la communauté. Si la reconnaissance du milieu a mis un certain temps à venir, la dame à la barre d’Amalgame la perçoit clairement aujourd’hui.

«Il y a plusieurs commentaires que je n’entends plus, contrairement au départ. Les personnes ayant un handicap physique ne sont plus considérées différemment des autres, alors qu’avant elles étaient souvent traitées comme des enfants, observe la directrice. Il y a une ouverture à la diversité qu’il n’y avait pas il y a 30 ans.»

Autrefois résidente et impliquée au sein de l’arrondissement depuis longtemps, Andrée Caron confie par ailleurs avoir vu Verdun prendre un nouvel essor.

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