Gâteaux chocolat et cardamome, pains aux bananes, muffins orange et canneberges, l’Audacieuse vanille est une nouvelle pâtisserie qui a ouvert mi-septembre sur la rue Wellington. Les propriétaires Paulina Korzekwa et Gabriel Martin proposent des produits sans gluten, véganes et sans soya.

Ils ont démarré leur entreprise l’an passé dans Le Sud-Ouest. Leur fille va à la garderie à Verdun où ils souhaitent à présent s’établir. C’est pourquoi ils ont changé leur commerce de quartier et cette démarche accompagne le développement de leur entreprise créée l’été 2017.

«Notre qualité des produits a augmenté, assure Paulina Korzekwa. Au début, on avait peur de perdre notre argent, donc on a parfois choisi en fonction du prix alors que maintenant on connaît nos fournisseurs et les prix sont moins élevés pour nous. On peut vraiment dire que l’important pour nous c’est d’avoir du chocolat bio et équitable plutôt que peu cher.»

Les produits locaux sont aussi privilégiés avec des bleuets du Lac-Saint-Jean, des canneberges du Québec et des pêches d’Ontario, entre autres.

«Le fait d’avoir une cuisine ici nous donne plus de liberté pour expérimenter de nouvelles recettes ou modifier des recettes traditionnellement polonaises pour les rendre sans gluten et véganes, comme les rogaliki», rapporte Mme Korzekwa, originaire d’Europe.

La brioche à la cannelle devrait faire son retour et les propriétaires sont en train de faire des tests pour proposer des pains.

«On essaye de surprendre nos clients parce que parfois, quand on pense à une pâtisserie végane, ce n’est pas aussi attirant qu’une pâtisserie normale, explique Gabriel Martin. Par exemple avec le gâteau aux carottes, on n’a pas fait une imitation et c’est d’ailleurs meilleur que l’original.»

Le sucre raffiné a été supprimé de moitié dans leur menu, ce qui aiderait à faire redécouvrir le goût des aliments.

Démarrage
Paulina Korzekwa a fait des études en sociologie à Londres, en Angleterre. C’est par amour qu’elle a déménagé au Canada en 2012. À l’époque, sans permis de travail, elle s’est investie dans du bénévolat. Elle a suivi des cours de décoration pour gâteau chez Michael’s et a participé à une campagne de sensibilisation Depressed cake shop qui vise à sensibiliser la population à la maladie mentale en vendant des gâteaux.

«En faisant ça, j’ai réalisé que j’aimais les événements, les gens et la cuisine, raconte la jeune femme. Je pensais que cuisiner était juste méditatif, alors qu’il faut en fait être très concentrée et que ça prend beaucoup de force physique.»

À son arrivée au pays, elle a développé une intolérance au gluten et a été obligée de changer toutes ses recettes. Son approche est encore allée plus loin avec un changement de style de vie. Elle est notamment devenue végétarienne.

Son mari est psychologue de formation et entraîneur personnel. «C’est le fait d’avoir une entreprise familiale qui m’a séduit et de pouvoir passer du temps ensemble plus souvent», insiste Gabriel Martin dont la maman Johanne vient parfois aider en cuisine.

Il s’occupe principalement des finances, des livraisons, du service clientèle et parfois des mélanges en cuisine.

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