Gracieuseté «Le plaisir, c'est à chaque fois que je mets mes souliers. C'est de pouvoir marcher, suivre un programme d'entraînement et être capable d'avoir des objectifs», certifie Mme Bégin.

La Verdunoise Nicole Bégin a découvert la marche athlétique il y a six ans. Cela lui a permis de remporter la médaille d’or par équipe lors des Championnats du monde des vétérans qui se sont déroulés en septembre à Malaga, en Espagne.

Coureuse avec le club des Kilomaîtres de LaSalle, elle a participé en 2011 à l’atelier technique sur la marche athlétique donné par l’entraîneur invité, Jocelyn Ruest, du club Les Vainqueurs.

«Depuis que je suis toute petite, mon pas naturel est rapide et j’aime la marche, donc j’ai eu la piqûre après l’atelier», soutient Nicole Bégin qui a tout de suite arrêté la course.

Contrairement à certaines critiques qu’elle a pu entendre, elle affirme qu’il ne s’agit pas de se déboîter les hanches.

«Si on marche sur une ligne, on marche plus vite, affirme-t-elle. Oui, il y a un roulement de hanches, mais ça se fait beaucoup au niveau des abdominaux qui permettent d’avancer la hanche d’un côté puis de l’autre, tout en coordination. C’est de la marche naturelle.»

Pratique
Dès février 2012, la Verdunoise et son conjoint Robert ont décidé de prendre des cours particuliers. Elle assure que la technique est facile à apprendre et nécessite seulement quelques heures.

«C’est sûr qu’au début, il faut maîtriser la position des bras. Pas trop longs, ni trop courts parce qu’on ne peut pas pousser. Si on est à 90 degrés, on est au maximum de notre force. C’est avec nos bras qu’on se propulse, aussi beaucoup avec nos ischions [muscles dans les jambes] et nos fessiers, et les jambiers antérieurs. En fait, c’est tous les muscles opposés à la course», explique l’athlète de 59 ans.

L’élément le plus important serait donc le temps, ce qui requiert principalement de la pratique. Son 5 km sur route a été réalisé en 35 min 55 en février 2012 alors qu’en octobre, il passait déjà à 30 min 54.

Nicole Bégin a repris l’entraînement quatre fois par semaine depuis mai, après trois années ponctuées de blessures notamment aux ischions. Ses exercices combinent l’intensité et l’endurance. Elle parcourt ainsi près de 35 km par semaine sur le boulevard LaSalle, au parc Angrignon, sur la piste d’athlétisme de LaSalle, ou encore au Centre Claude-Robillard où son entraîneur peut suivre ses progrès.

Épreuves jugées
La marche athlétique est jugée pour assurer que les règles soient bien respectées.

«Il faut toujours qu’un pied touche le sol pour qu’on ne puisse pas sauter, avertit Mme Bégin. C’est interdit d’avoir le genou plié au moment du contact au sol pour qu’on ne puisse pas se donner une impulsion.»

Les juges, installés tout le long du parcours, disposent de deux cartons qui leur permettent de donner des avertissements. Après trois, le coureur est disqualifié.

«Il y a une autre règle qui dit que dans le dernier 100 mètres de la course, si je fais une faute, même si je n’ai pas eu d’avertissement jusque-là, c’est automatiquement le carton rouge de disqualification. Ça s’explique par le fait que tout le monde essaye de faire un sprint dans le dernier 100 mètres», rapporte la Verdunoise qui, sur toutes ses courses, a reçu un seul avertissement.

La preuve vidéo est interdite en marche.

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