Le Centre de pédiatrie sociale de Verdun, Les petits renards, a emménagé dans ses nouveaux locaux sur le boulevard LaSalle et se retrouve à présent entouré d’autres organismes avec lequel il pourra développer des partenariats. Il prend en plus ses aises en agrandissant son équipe, ce qui lui permet de se donner de nouveaux défis.

«On a un nombre de demandes qui a fortement augmenté depuis le début d’année avec 40% d’enfants en plus, souligne le coordonnateur du Centre, Martial Mainguy. Je pense que c’est dû à une reconnaissance des partenaires, que ce soit les écoles, le CLSC, la protection de l’enfance et de la jeunesse.»

Il ajoute que les familles viennent plus facilement les voir notamment grâce au bouche-à-oreille et à leur présence à la fête de quartier.

L’organisme sans but lucratif, qui vient en aide aux 0-12 ans dont le développement est compromis ou risque de l’être, a donc obtenu un espace plus grand pour accueillir les familles qui sont les bénéficiaires de tous les locataires du 4400 boulevard LaSalle. J’apprends avec mon enfant (JAME) promeut la lecture, Chapop soutient les jeunes vulnérables dans leur réussite scolaire et la Table de concertation famille se préoccupe du développement et du bien-être des moins de 5 ans.

«Il y a une vraie dynamique de collaboration qui s’installe, d’autant plus que ce sont des organismes encrés dans la communauté. Par exemple, JAME organise des ateliers de lecture pour les enfants, ce qui nous permet de les rejoindre rapidement. L’idée de ce local, c’est aussi d’offrir un milieu de vie où les familles peuvent venir simplement et à terme, sans qu’il y ait forcément de rendez-vous», explique M. Mainguy.

Un coin café et rencontres pourrait voir le jour pour créer du lien social, être proche et accessible pour les familles verdunoises. Une autre zone pourrait avoir des ordinateurs pour donner un accès à Internet.

Pratique
Le Centre de pédiatrie social adhère à la pratique développée par le Dr Gilles Julien. «On n’est pas juste un service d’accompagnement psychosocial médical, souligne le coordonnateur. L’accueil en fait pleinement partie et on a développé un espace de jeux pour que l’attente ne soit pas quelque chose de pénible. Il faut vraiment qu’il y ait un lien de confiance, d’amusement et d’apprivoisement qui se crée rapidement avec les familles.»

En mars, il a obtenu une certification sous conditions de niveau 1 de la Fondation du Dr Julien à jour et le mois passé, la deuxième évaluation a permis de l’officialiser. Cette étape permet au Centre de maintenir un financement et d’espérer passer l’an prochain niveau 2, ce qui apportera un appui financier plus important.

Il n’y aura pas d’autres évaluations par la suite, mais un troisième niveau existe et intéresserait Les petits renards d’ici trois à cinq ans.

«Il s’agit d’une reconnaissance de centre plus expert qui vient soutenir les autres centres en démarrage. […] Je souhaiterai vraiment que l’expertise des professionnels soit reconnue, qu’on puisse travailler en partenariat avec d’autres services et participe à certains protocoles de recherches avec des universités», s’enthousiasme M. Mainguy qui assure toutefois avoir d’autres priorités.

Quelque 100 enfants, issus exclusivement de Verdun, sont suivis par Les petits renards. L’objectif serait à terme de pouvoir répondre aux demandes de Saint-Henri et Ville-Émard où il n’existe pas de centre de pédiatrie sociale, entre autres. Il s’agirait aussi d’élargir les bénéficiaires aux plus de 12 ans.

Équipe
Depuis un an, l’équipe s’est agrandie. Deux pédiatres offrent des interventions cliniques, une spécialisée dans les troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité et une autre dans les troubles du développement de l’enfant. Trois travailleuses sociales, dont l’une est aussi coordonnatrice clinique, se rendent aussi sur place, en plus d’une art-thérapeute et d’une ergothérapeute.

«L’ergothérapie fait partie d’un projet plus expérimental que l’on souhaite développer avec le CLSC. On avait une liste d’attente de douze enfants d’âge scolaire qui nécessitaient une évaluation plus approfondie de leurs capacités d’apprentissage, donc on a mis en place une collaboration en octobre.»

L’offre de services devrait continuer de s’agrandir dès la fin du mois avec le Dr Gobeil. Détenant une formation en yoga, il devrait commencer un atelier dédié à cette discipline pour les enfants.

M. Mainguy se réjouit d’avoir depuis un an déjà une stabilité chez les professionnels du Centre et souhaite l’étendre encore un peu.

«On souhaite à court terme recruter un psychoéducateur pour intervenir davantage dans les milieux de vie de l’enfant, que ce soit le domicile, les écoles ou lors des moments de loisir. L’idée est d’être plus en proximité pour être davantage dans la prévention de la santé, le dépistage plus précoce de situation à risque.»

Un plan stratégique devrait être mis en place d’ici juin, après consultation avec les professionnels et les parents. L’objectif est d’avoir une orientation claire pour les trois années à venir qui permette d’appuyer les démarches de demandes de financement pour sécuriser les activités du Centre qui a ouvert en 2012.

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