Adaée Beaulieu

L’artiste peintre verdunois Éric Santerre s’est lancé dans un grand projet artistique en réalisant une toile de 4 pieds par 4 pieds à partir des mots que Mylène Paquette lui transmettait quotidiennement durant sa traversée à la rame de l’Atlantique. L’œuvre d’art reflète avec justesse les 130 jours de ce grand voyage.

L’idée de réaliser une toile pour la grande voyageuse a germé dans la pensée d’Éric Santerre lorsqu’il a visionné l’entrevue de Mylène Paquette à l’émission Pénélope McQuade, avant son départ. En fait, il avait déjà entendu parler du projet de la préposée aux bénéficiaires du CHU Sainte-Justine par le biais d’un ami qui s’occupait du financement de la traversée. Toutefois, c’est à ce moment précis qu’il a eu l’idée de la contacter.

Au départ, l’artiste peintre souhaitait simplement offrir une œuvre d’art à Mylène Paquette, mais c’est lorsqu’il a appris qu’il était possible pour elle de lui écrire durant le voyage que le projet a pris de l’ampleur. En fait, Éric Santerre a eu le privilège de faire partie de l’équipe au sol, soit le peu de gens qui pouvaient communiquer avec la navigatrice par satellite. «J’ai aimé partager avec elle les moments de traversée du côté privé. J’ai vécu ça avec elle, j’étais sur l’océan sans l’être», raconte-t-il.

Un défi à relever

Lors des premiers jours de la traversée, tout allait bien dans la réalisation de la toile. Mylène Paquette transmettait quotidiennement un mot à l’artiste. L’élément central de l’œuvre est, en fait, le premier mot, Cambronne, qui est le nom du bras droit de Napoléon, mais qui signifie aussi bonne chance.

Toutefois, à partir du 83e jour, les choses se sont compliquées pour Santerre puisque la voyageuse a commencé à lui envoyer des phrases complètes. C’était une période plus difficile pour elle. «Les sentiments sont durs à mettre en image, mais je ne lui ai pas demandé de changer parce que je voulais garder les états d’âme et les émotions intactes», explique-t-il.

Malgré ce défi, l’artiste a réussi à compléter la toile. Il a fait participer la famille de Mylène Paquette ainsi que la classe de 2e année de Catherine Lapointe de l’école primaire Cœur-Vaillant-Campanile à Québec. Néanmoins, il lui a fallu 6 mois pour se remettre de cette expérience qui, selon lui, est la plus grande de sa carrière.

Le résultat final

Lorsqu’elle a vu la toile, lors d’une soirée qui lui était dédiée, la navigatrice a figé sur place. Quelque temps après, elle a discuté avec Éric Santerre et lui a dit à quel point la toile lui rappelait des souvenirs de son périple.

En raison de l’intérêt des Québécois pour l’œuvre d’art, le peintre et Mylène Paquette ont décidé de faire des reproductions pour chacun des 130 mots. Sur chaque toile, un espace est réservé pour que la voyageuse inscrive l’histoire du mot à la main. Les deux signatures sont aussi apposées. À ce jour, une trentaine ont été vendues. Pour plus d’informations, consultez la page Facebook de Éric Santerre au: http://www.facebook.com/santerre.art

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