L’Hôpital de Verdun s’est doté d’un guichet d’accès unique en oncologie, dont les effets se font sentir avec la réduction des délais d’attente et l’accessibilité plus grande des patients aux examens. Quiconque est confronté au diagnostic d’un cancer est bouleversé, d’où les bienfaits d’une prise en charge multidisciplinaire tant psychologique que médicale.

Mis en place par le Centre de santé et de services sociaux Sud-Ouest-Verdun(CSSS) à l’Hôpital de Verdun, ce guichet unique est le premier du genre dans le réseau de la santé au Québec. L’idée d’un guichet unique d’investigation et de consultation médicale a vu le jour en 2008 parmi les infirmières et les médecins, confrontés à la progression fulgurante du nombre de cas de cancer à traiter à l’Hôpital de Verdun. Maintenant bien établi, ce guichet unique est devenu une référence citée à l’international au Forum mondial sur le leadership dans la lutte contre le cancer.

Le cancer est l’une des maladies les plus fréquentes dans la région de Montréal avec un ratio de 489 cas par 100 000 personnes dans la métropole (2008), et de façon encore plus dramatique avec 568 cas par 100 000 personnes pour le seul territoire du CSSS Sud-Ouest-Verdun. En pratique, les autorités hospitalières se sont ajustées en recrutant trois jeunes spécialistes hémato-oncologues et du personnel dédié, ainsi qu’en réaménageant la salle d’oncologie et les locaux consacrés à la prévention du cancer colorectal.

La personne avant tout

Louise Villeneuve, directrice-adjointe à l’Hôpital de Verdun, et Christian Lainé, chef d’unité d’hémato-oncologie, ont répondu à quelques questions en marge de la citation que l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS) a attribuée au CSSS sous le vocable de «l’opération bons coups».

On traite la personne et pas simplement la maladie d’où l’importance d’assurer la qualité de vie et l’accompagnement du patient, affirment à l’unisson Louise Villeneuve et Christian Lainé. Le guichet d’investigation repose sur le travail d’une équipe multidisciplinaire de prise en charge globale qui inclut: des omnipraticiens, des médecins spécialistes, deux infirmières pivots en oncologie et une infirmière d’investigation, quatre infirmières de salle, une travailleuse sociale, deux pharmaciens spécialisés en oncologie, un psychologue au besoin, une registraire et deux aides pour soutenir l’équipe. À cette nomenclature il faut ajouter une équipe clinique contre la douleur et le département des soins palliatifs qui accueillent, si désiré, les patients.

Depuis 1998, les établissements hospitaliers doivent fournir dans le cadre du programme de lutte contre le cancer du Québec des statistiques sur les délais d’attente maximum des patients. Dans les 14 jours qui suivent l’inscription du patient, l’infirmière doit rassembler toutes les informations afin de compléter le dossier. Avec le guichet unique, l’attente est passée de 35 à 21 jours. «L’attente est très anxiogène pour les patients», précise Louise Villeneuve, qui souligne avec satisfaction la diminution des délais.

Tout retard dans le dépistage de la maladie et l’ébauche d’un plan de traitement réduit les chances de guérison. Un diagnostic précoce et un soutien adéquat du patient pendant le traitement ont un effet bénéfique sur la santé du patient, mais hélas, pour le moment, on ne saurait chiffrer les résultats.

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