Dans quelques semaines Angelica Langlais retournera en Australie rejoindre ses confrères et consoeurs de l’organisme humanitaire Youth With a Mission (YWAM) qui dispense des soins médicaux aux populations des régions reculées de la Papouasie.

Après avoir complété son BAC en Soins infirmiers à l’Université McGill en 2009, Angelica Langlais a démontré son goût pour l’aventure, l’aide humanitaire et la prise en charge des patients. Anciennement membre de la réserve des Forces armées pendant plus de huit ans, Angelica Langlais a d’abord exercé sa profession au sein du corps médical des Forces canadiennes à Vancouver, de septembre 2009 à mars 2010.

De retour à Verdun, Angelica a travaillé comme infirmière sur l’équipe volante et comme assistante infirmière-chef en cardiologie à l’Hôpital de Verdun. En participant au corps médical des Forces armées, la jeune femme a été amenée à prendre quantité de décisions sur le plan professionnel, ce qui en a fait une infirmière polyvalente capable d’exercer dans un contexte de médecine de brousse. C’est ainsi qu’Angelica a appris à poser des diagnostics et à prescrire des traitements et des médicaments, ce qu’elle fait régulièrement en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Du 30 mai au 1er septembre dernier, Angelica Langlais a séjourné là-bas, histoire de se familiariser avec ce pays parmi les plus pauvres et les moins bien équipés de la planète. Pourquoi Angelica a pris le chemin de ce lointain pays avec un organisme humanitaire australien? «En fait, c’est en visionnant une des vidéos de cet ONG que j’ai été attiré par un tel séjour», a spontanément répondu Angelica avant de décrire une région si peu connue sur la planète.

«À Port-Moresby, la capitale, les services médicaux sont structurés et les professionnels de la santé sont nombreux», s’empresse de dire Angelica qui parle du sous-développement dans l’arrière-pays. Par exemple, il y a 32 dentistes pour 7 millions d’habitants dans l’ensemble du pays, sans compter que dans les régions plus éloignées, une mère sur sept décède à l’accouchement et un enfant sur 13 meurt avant l’âge de 5 ans. C’est dans l’arrière-pays, partagé entre la jungle et la côte, qu’il n’y a ni hôpitaux ni dispensaires. «Faute de route terrestre, c’est en se déplaçant en bateau fluvial à fond plat qu’on rejoint ces villages isolés sans électricité ni eau potable, sauf là où on se sert de barils pour recueillir l’eau de pluie», explique Angelica qui a navigué avec l’équipe médicale internationale au cours de l’été dernier et qui doit y retourner pour deux ans en janvier 2013.

A-t-elle-peur de ces contrées sauvages où vivent des insectes géants et des serpents? Pas réellement, confie la jeune infirmière dont le bateau a été percuté en soirée par un énorme crocodile dormant à la surface de l’eau! L’animal qui surprit par la collision a sursauté, est passé très près d’Angelica et l’une de ses consoeurs, témoins de l’incident depuis le pont du navire. Les pires bestioles selon Angelica, sont toutefois les maringouins qui transmettent la malaria.

Parmi les maladies fréquentes qu’Angelina doit traiter dans la jungle, figurent le paludisme et la tuberculose, qui affligent les gens dans ces régions chaudes et humides.

En terminant, notez qu’Angelica est la fille de Richard et Micheline Langlais, boulangers-pâtissiers à Verdun. On peut d’ailleurs laisser des dons à l’attention d’Angelica Langlais, dans sa boîte de dons au comptoir de la boulangerie Aux Pures Délices 287, rue de l’Église à Verdun. On peut également communiquer avec Angelica Langlais afin de lui demander comment faire un don pour lequel on peut recevoir un reçu d’impôt à l’adresse courriel: angelicalanglais@hotmail.com

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