(Photo: Archives) Le maire Claude Trudel espère du gouvernement du Québec, une loi qui permettra au monde municipal de bloquer la collusion et les cartels.

Visiblement ébranlés par les allégations entendues à la Commission Charbonneau, le maire Claude Trudel et les membres de son conseil présents à l’assemblée régulière de mardi dernier, ont perçu le cynisme du public, dès les premières interventions des citoyens. L’ordre du jour de ce conseil du 2 octobre n’était pourtant pas très controversé.

C’est en effet dans un climat de suspicion que la période de questions a débuté au conseil d’arrondissement avec l’entrée en scène du citoyen Claude Talbot qui a renouvelé sa demande au maire Trudel, responsable de la police, de procéder à une enquête publique sur le travail des policiers. M. Talbot a abordé les arrestations arbitraires lors des manifestations du «printemps érable». Celui-ci a rappelé que Claude Trudel se disait « très très très» satisfait du travail de la police; ainsi a-t-il de nouveau réitéré la question… pour obtenir la même réponse.

Une affaire de travaux effectués à la demande d’un citoyen a suscité un dialogue de sourds entre le maire et Normand Séguin, un homme d’affaires habitué des assemblées du conseil. «On attend vos photos», a clamé à quelques reprises le maire Trudel.

Au tour de Charles Côté, militant de Projet-Montréal, qui estime que plus de 80% des contrats de pavage sont attribués à Catcan. M. Côté s’est demandé jusqu’à quel point Verdun est touché par les allégations de commissions versées à la mafia et au parti Union Montréal lors d’octroi de contrats aux entrepreneurs? Y-aura-t-il une vigilance accrue? En réponse, le maire Trudel a précisé qu’il était très conscient que Catcan avait des contrats depuis plus de 20 ans sous différentes administrations dans Verdun et que le resserrement de la surveillance par les vérificateurs de la ville avait réduit les risques de collusion. Ceci dit, le maire souhaite que le gouvernement intervienne avec une loi, comme le projet de loi 35 mort au feuilleton juste avant les élections. «Je ne défends pas Catcan, mais cette firme a toujours fait du travail de qualité dans Verdun», a considéré le maire en ajoutant que Catcan n’a gagné qu’un seul contrat depuis un an en raison du resserrement des contrôles.

Un autre intervenant du nom de Luc Gagnon a posé carrément la question: «y-a-t-il des personnes sous enquête à Verdun?» «À ma connaissance, non», a répondu le maire Trudel.

«Allez-vous démissionner?» s’est permis d’ajouter Marc-Antoine Pouliot, en fixant du regard le maire Claude Trudel qui a réitéré sa conviction que le financement de son parti à Verdun a été fait correctement en 2005 et 2009.

Parmi les autres sujets qui ont fait les gorges chaudes, mardi soir dernier, notons le remplacement de la brique d’une des tours de HLM au bord de l’eau. À ce sujet, Lise Lacombe s’est demandée si ce travail était superflu ou uniquement esthétique? La conseillère Ann Guy s’est empressée de répondre qu’il y avait infiltration d’eau, entraînant avec le gel et le dégel, des dommages importants. Le conseiller Alain Tassé s’est permis d’ajouter que ces travaux étaient à la charge de la Société d’habitation du Québec (SHQ) et de l’Office municipal d’habitation de Montréal.

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