Certains documents consultés tel que «À la découverte de Montréal 1535-1987» (1) ainsi que «Plan de Montréal 1650 à 1672» (2), mentionnent que le Fort de Verdun à été construit en 1662 tandis que d’autres documents mentionnent 1665.

Dans le «Projet de Mise en Valeur de la Maison Nivard-de Saint-Dizier »» (3) il est fait mention de l’établissement du Fort de Verdun dans le secteur vers 1665.

Voici ce que mentionnent les recherches archéologiques dans ce document à la page 7 :

«Les archives mentionnent l’établissement du Fort de Verdun dans le secteur vers1665 : poste militaire palissadé d’arquebusiers dans un réseau protégeant la région de Montréal des attaques iroquoises.

En plus de son rôle défensif lors du massacre de Lachine en 1689, le fort aura possiblement aussi été un poste de traite de fourrures avec les autochtones alliés tels les Hurons et les Algonquins. On retrouve ici des objets suggérant cette activité, comme des perles de verre, un coquillage cauri troué pour parure, une bague de type Jésuite, une pointe en métal.

En 1671, le site fait partie du fief de Verdun. Les fouilles ont livré ce qui serait potentiellement les traces de ce fort et fief: tranchée, trace de pieux et maçonnerie probables du fort ainsi que des segments probables de fondations des bâtiments du fief.».

 

Les recherches archéologiques ont débuté en 2006 et on a crû constater la présence de vestiges du Fort de Verdun construit en 1662, ainsi qu’une ferme et une grange de pierre en 1706.

La carte de l’ile de Montréal de 1702 (4) illustre le fort situé à l’Est en face de l’ile Huron. Le Fort se trouvait sur le lot 512 entre l’Hôpital Douglas et la rue Fayolle tout en se prolongeant sur 80 arpents de profondeur, jusqu’au parc Angrignon ou les recherches archéologiques indiquent possiblement des vestiges de ce fort près de la maison Nivard-de Saint-Dizier. La même carte indique qu’il y avait deux forts sur l’île Saint-Paul (Île-des-Sœurs). Dans le livre «Montréal, son Histoire, son Architecture» (5), on mentionne qu’un petit fort d’avant poste y avait été aménagé en 1665, à la demande plus qu’insistante de Maisonneuve.

Dans le volume 55, de «Mémoires de la Société Généalogiques Canadienne-Française» (6) on rappelle que les rares documents notariés qui s’y rattachent, suggèrent qu’il s’agit d’un domaine rural exploité à bail ou à ferme. L’unique acte qui en parle comme d’un fort, est un bail de logement daté de 1693. Dans ce même document, à la page 197, il est mentionné « qu’une telle construction en amont de la rivière Saint-Pierre vers 1662 est vraisemblable, ce qui ne suppose toutefois pas que le fondateur de Verdun, Zacharie Dupuis en était déjà le propriétaire, tout au plus que les titres de concession qui lui ont été accordés le 16 décembre 1671, rappellent qu’il en avait la jouissance depuis plusieurs années..

Voici ce que mentionne le document de la BANQ (PISTARD) (7) :

«Ce document d’administration judiciaire est composé de la copie collationnée par le notaire Pierre Raimbault d’un acte du 14 novembre 1693, trouvé parmi les minutes du défunt notaire Claude Maugue, concernant un bail pour un logis attenant au FORT DE VERDUN , accordé par François Brunet dit Bourbonnais à Jean Roy dit Alexis Buet.».

Ces écrits permettent de conclure que le fort de Verdun était possiblement situé près de la Maison Nivard-de Saint-Dizier.

Guy Billard

Société d’Histoire et de Généalogie de Verdun

Sources :

1- Découvertes de Montréal 1535-1987 par Gustave Déry

2- Plan de Montréal 1650 à 1672 par P.L. Morin (BANQ)

3- Projet de Mise en Valeur de la Maison et de Son Site, Maison Nivard-de Saint-Dizier, Arrondissement de Verdun.

4- Carte de Montréal de 1702 (BNQ NMC 2007)

5- Montréal, son Histoire, son Architecture par Guy Pinard

6- Mémoires de la Société Généalogique Canadienne-Française, volume 55, numéro 3, cahier 241, page 198, automne 2004

7- Document BANQ-PISTARD TL4,S1,D2

Archives SHGV

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!