Collaboration spéciale Le clocher nord de l'Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs doit être réparé.

Dans un état de délabrement avancé, le clocher situé du côté nord de l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs devra être réparé rapidement pour le sécuriser. La paroisse devra débourser plus de 830 000$ pour ces travaux, qui s’échelonneront sur deux ans.

Après avoir investi plus de un million de dollars depuis 2009, pour refaire la toiture et le système électrique, l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, reconnue pour sa valeur patrimoniale, exige encore plusieurs interventions majeures. Cette année, on doit solidifier la structure du clocher nord avec des tiges horizontales rattachées au corps principal du bâtiment, et refaire la maçonnerie au complet.

En 2016, on devra restaurer la partie au-dessus des cloches, soit la flèche dont la structure et le parement extérieur. Cela nécessitera l’intervention de charpentiers et d’artisans ferblantiers.

«Le clocher du côté nord est plus endommagé parce qu’il est plus exposé aux intempéries que le clocher du côté sud», explique Laurent Dugas du comité de restauration de l’Église. Celui-ci précise aussi que «le clocher nord est situé juste au-dessus d’une bouche d’aération de la station de métro de l’Église, et qu’au fil du temps, les vibrations lors du passage des rames de métro n’arrangent pas les choses ».

Dugas citait les explications de l’architecte en résidence de la restauration de l’Église, Louis Brillant, qui rencontrait le mercredi 1er avril, les entrepreneurs intéressés à présenter des soumissions. Selon le responsable du comité de restauration, les entrepreneurs devront répondre à l’appel d’offres d’ici trois à quatre semaines, car les travaux doivent débuter le plus tôt possible pour compléter le premier volet avant l’hiver.

Restaurer l’enveloppe du bâtiment
«Depuis le début des travaux de restauration de l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, les administrateurs ont privilégié les réparations de l’enveloppe du bâtiment avant de restaurer l’intérieur», rappelle M. Dugas.

Le toit coulait et les infiltrations d’eau causaient d’énormes dégâts à l’intérieur. Par ailleurs, on a refait le système électrique qui risquait de provoquer des incendies. Enfin, cette année, on s’occupe du clocher nord dont l’état demeure préoccupant. «Aucune date n’est actuellement avancée pour la fenestration mais on parle de tels travaux en 2017-2018», affirme-t-il, ajoutant que les trois grandes portes et du parvis nécessitant des réparations majeures.

André-Yanne Parent du Conseil du patrimoine religieux du Québec rappelle l’octroi d’une subvention de 300 000$ pour la première phase de réparation du clocher, et de 322 500$ pour une deuxième phase qui permettra de compléter le travail en 2016. Ces travaux se feront dans le cadre du programme d’aide financière à la restauration d’immeubles patrimoniaux à caractère religieux. Dans la région de Montréal, près de deux millions et demi de dollars ont été investis pour dix projets, dont ceux de l’Église Ste-Geneviève à l’Île-Bizard et Saint-Irénée dans le Sud-Ouest.

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