Collaboration spéciale La carrière de Pascal Vincent est indissociable de l'Auditorium de Verdun .

Participant à la Coupe Memorial en 1992, ancien entraîneur-chef du Junior de Montréal, Pascal Vincent a vécu certains des plus grands moments de sa carrière à l’Auditorium de Verdun, qui fête cette année son 75ième anniversaire.

Maintenant assistant-entraîneur des Jets de Winnipeg, il se rappelle avec émotion l’ambiance et la frénésie qui entouraient les matchs de hockey à Verdun.

«Mon histoire avec l’auditorium a commencé en tant que partisan. Quand j’étais tout petit, mon père m’amenait assister aux matchs des Voisins de Laval. Je voyais Mario Lemieux, Pat Lafontaine et Troy Crosby, le père de Sydney, fondre la glace. Ces souvenirs sont ancrés dans ma mémoire pour toujours.»

À ce moment, M. Vincent était loin de se douter qu’il patinerait un jour sur cette même glace. En effet, après quelques saisons au hockey mineur à Laval, il est repêché dans la ligne junior majeure, d’abord à Saint-Jean, à Lasalle, puis à Verdun, en 1992 avec le Collège Français. «Cette année-là, on a gagné les séries et on est allé à la Coupe Memorial.»

Un lieu historique
De Maurice Richard à Denis Savard en passant par Bob Dylan et Pearl Jam, l’Auditorium a servi de décor à une multitude d’événements sportifs, de concerts, de cérémonies religieuses et de rassemblements politiques. Selon M. Vincent, les matchs de hockey faisaient se déplacer les foules.

«Ici, il y avait une belle fièvre, une partisannerie qu’il n’y avait pas ailleurs. L’Auditorium était toujours plein. C’était vraiment spécial pour moi, parce que Verdun a représenté une large part de mon enfance. J’avais l’impression de renvoyer la balle en offrant un spectacle à la communauté.»

À la fin de sa carrière de joueur, M. Vincent se préparait à une carrière dans le milieu de la santé. Accepté à l’université en physiothérapie, il est en train de boucler ses valises lorsqu’il reçoit un appel de son ancien entraîneur, qui cherche un assistant-entraîneur pour un club à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«J’avais 21 ans à l’époque, presque le même âge que les joueurs. Mes parents n’étaient pas vraiment contents que je tourne le dos à mon objectif des sciences médicales. J’ai finalement décidé de  prendre le job pendant un an. Ça n’a jamais arrêté depuis,» rigole l’entraîneur.

En 2008, les Fog Devils de St-Jean sont déménagés à Montréal pour devenir le Club de hockey junior de Montréal. Pascal Vincent est l’un des premiers candidats considérés pour devenir l’entraîneur-chef de la nouvelle équipe. «Ça a été un immense honneur d’être choisi. Je retournais à l’Auditorium de Verdun, qui me rappelait plein de souvenirs de mon enfance.»

Lorsque l’équipe est revendue à Boisbriand, trois ans plus tard, M. Vincent est contacté pour devenir assistant-entraîneur dans la ligne nationale, auprès des Jets de Winnipeg. Il attribue son succès à sa capacité d’adaptation, à sa loyauté et, surtout, à son éthique de travail.

«Je suis très perfectionniste, je cherche constamment à me démarquer et à me pousser moi-même. Je fais de chaque joueur un projet, que j’essaie d’amener à un potentiel qu’il n’imagine même pas. J’essaie d’être à l’écoute. Il y a un certain facteur de respect qui s’est créé avec mon équipe grâce à ça.»

Lorsqu’on lui demande quel est le plus grand accomplissement de sa carrière, l’entraîneur se tourne vers l’avenir. «J’ai l’impression que je n’aurai rien accompli avant de mettre mon nom sur la Coupe Stanley.»

Alors qu’il négocie présentement le renouvellement de son contrat avec les Jets, M. Vincent est plus optimiste que jamais de réaliser son rêve.  «Je vais donner le meilleur de moi-même pour que ça arrive.»

Dès le 4 juin, l’Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs présentera une exposition de 24 photos présentant les moments marquants de l’Auditorium de Verdun. Le hockey y sera particulièrement mis en valeur.

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