Les toiles de Jocelyne Ménard sont bien plus qu’une simple représentation. Son exposition «Mémoires québécoises», qui sera présentée au Centre culturel de Verdun du 16 septembre au 30 octobre, plonge les amateurs dans les traditions et les emblèmes du patrimoine québécois.

Lorsqu’on entre dans l’appartement de Jocelyne Ménard, on est immédiatement transporté dans une autre époque. Un modèle réduit de l’Auditorium de Verdun, composé de toiles et d’objets recyclés, trône sur une commode.

Sur les murs, des scènes de ruelles font la part belle aux cirques et aux cinémas d’époque. Devant une boulangerie miniature, on pourrait presque sentir l’odeur de pain chaud qui sort du four.

«Les gens me disent que mes œuvres racontent des histoires. Je commence à croire que c’est vrai, car plusieurs achètent mes toiles pour ce qu’elles leur rappellent de leur enfance», évoque la peintre originaire de Verdun.

Une dame, émue, a déjà raconté à Mme Ménard avoir eu le souffle coupé par une toile représentant un vieux dépanneur ressemblant à tout point à celui qui appartenait à son grand-père en Gaspésie, avant d’être emporté par des inondations.

Matériaux recyclés
Pour créer un effet de trois dimensions à ses tableaux, l’artiste y ajoute des objets recyclés qu’elle déniche dans les marchés aux puces. Chacune des oeuvres mérite qu’on s’y attarde, afin de découvrir quels trésors s’y cachent.

Ici, des lampes de lecture font office de lampadaires. Là, un bol de fruits en guise d’enclos. Dans une seule toile se trouvent des pinces, des tuiles, un manche à balai, un dé à coudre, une pale de ventilateur, une boucle d’oreilles, une vieille boite de chocolats, des lacets et des pôles à rideaux, pour illustrer une ruelle en hiver.

«J’essaie toujours que mes œuvres ressemblent le plus possible à la réalité. Parfois, un seul objet trouvé dans une vente de garage m’inspire une nouvelle toile en entier. D’autres fois, j’ai une idée précise en tête et je prends mon temps pour trouver les meilleurs objets possibles.»

Chaque tableau peut exiger plus d’une quarantaine d’heures de travail. Toutefois, Mme Ménard ne craint pas les défis. Celle qui a réalisé près de 50 expositions dans les cinq dernières années espère bientôt trouver les pièces qui lui permettront de concevoir l’emblématique Église Notre-Dame-des-Sept-Douleurs de Verdun. Un projet qu’on la presse de réaliser depuis plusieurs mois.

Le vernissage de l’exposition «Mémoires québécoises» aura lieu au Centre culturel de Verdun le 16 septembre, à 19h. L’entrée est gratuite.

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