Le canular du maire de Verdun Jean-François Parenteau, à propos d’un adolescent qui se serait blessé dans un skatepark encore en chantier, pourrait avoir des impacts sur son image et son influence politique, ou n’être tout simplement qu’une tempête dans un verre d’eau.

Deux experts contactés par TC Media ne s’entendent pas sur les conséquences de cette histoire controversée.

Pour Danielle Pilette, professeure en gestion municipale à l’UQAM, il est clair que la crédibilité du maire pourrait être grandement affectée par cette erreur qu’elle qualifie de «déplorable», autant auprès de l’ensemble des citoyens que de son équipe politique et administrative.

«Nous sommes portés à nous demander s’il agit de la même façon dans d’autres situations. Ce mensonge met un gros point d’interrogation sur le maire. Il jette de l’ombre sur ses futures actions. Sans compter que ça contribue au cynisme politique, en confirmant le doute que plusieurs citoyens ont envers les institutions municipales et leur transparence.»

Elle considère également que la décision d’inventer une histoire dénote un manque important de leadership politique, le maire ne s’étant pas attaqué à la bonne cible.

«La sécurité d’un chantier est sous la responsabilité de l’administration de l’arrondissement, pas du politique. Est-ce que les mesures nécessaires ont été prises afin d’en fermer l’accès? Si des sportifs s’y rendent sans problème depuis plusieurs semaines, c’est peut-être parce que le skatepark n’est pas si dangereux que ça. Sinon, quelqu’un ne fait pas son travail.»

Erreur sans conséquence
Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing à l’UQAM, croit de son côté que le canular du maire Parenteau n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.

«Je pense qu’il a compris son erreur, et en lisant ce qui s’est dit sur les réseaux sociaux, on peut voir qu’il n’y aura pas d’impact à long terme sur sa carrière politique. Il s’est excusé assez rapidement pour que ça passe auprès des citoyens. S’il s’était obstiné devant une maladresse aussi évidente, ça aurait pu être problématique.»

Dimanche soir, les élus de Verdun ont reçu un message sur leur cellulaire de la part de M. Parenteau les avisant qu’un adolescent de 14 ans avait dû être hospitalisé après s’être frappé la tête.

Le message avait comme objectif de donner une leçon au conseiller Sterling Downey, qui fait régulièrement la promotion des installations sur les réseaux sociaux avant même leur ouverture, prévue l’été prochain.

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