Isabelle Bergeron/TC Media Seuls 355 espaces de stationnement seront requis pour les journées achalandées près du site de l'Auditorium. C'est presque la moitié moins que les cases nécessaires pour desservir le secteur du Natatorium.

Ce ne sont pas des considérations sur la biodiversité ou sur la contamination des sols qui ont amené les élus à choisir le futur site de la plage de Verdun, mais plutôt les impacts sur le stationnement, selon les conclusions d’études obtenues par TC Media.

La plage devrait générer environ 450 déplacements supplémentaires par jour dans les rues de l’arrondissement, tous modes de transport confondus, selon les estimations de la firme CIMA+. Les baigneurs pourraient provenir de tout le sud-ouest de Montréal et peut-être même au-delà.

En octobre dernier, le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, avait tranché en faveur de l’aménagement de la plage derrière l’Auditorium, situé sur le boulevard LaSalle, parce que seuls 355 espaces de stationnement seraient requis pour les journées achalandées. Cela représente seulement un peu plus de la moitié des places qui auraient été nécessaires pour desservir l’autre site à l’étude, l’ancien dépôt à neige derrière le Natatorium, soit 621 places.

Une différence qui s’explique notamment par le fait que les utilisateurs se déplaceront vraisemblablement davantage en transport en commun pour se rendre au premier site, puisqu’il est situé à quelques pas de la station de métro de l’Église. La seconde option, en revanche, était beaucoup moins accessible. Le Natatorium se situe à environ 26 minutes à pied du métro.

Pour parvenir à répondre à la demande et éviter d’encombrer les rues résidentielles, l’arrondissement n’aurait eu d’autre choix que d’établir un partenariat avec l’Institut Douglas, afin de pouvoir utiliser un certain nombre de cases tarifées qui sont présentement réservées aux visiteurs de l’hôpital.

«Ça m’a inquiété, a indiqué le maire de Verdun, Jean-François Parenteau. Il aurait été possible d’arriver à une collaboration avec le Douglas. Mais je ne contrôlais pas ce partenaire, et je trouvais le risque trop élevé dans le cas où il se serait retiré.»

Impact moindre sur la faune et la flore
Malgré plusieurs craintes manifestées par des citoyens et des environnementalistes au cours des derniers mois, les études environnementales et biophysiques commandées par l’arrondissement de Verdun à l’été 2015 démontrent que les deux projets auraient un impact très limité sur la flore et la faune des environs. Elles ont été réalisées par les firmes Biofilia et GHD pour le site de l’Auditorium, et par WSD et le groupe Solroc pour celui du Natatorium.

Bien que le site du Natatorium contienne les plus hautes densités de sauvagines de toute la région des rapides de Lachine, ainsi qu’une grande concentration de hérons, il possède un potentiel limité pour la nidification des oiseaux.

Une situation due au faible couvert arborescent, à la pente prononcée des berges et à l’activité humaine importante. De plus, aucune frayère n’est connue dans le secteur. Le constat est sensiblement le même du côté de l’Auditorium.

Dans les deux sites, la présence de couleuvres brunes, une espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable, a été recensée et devra être prise en compte.

Par ailleurs, la présence de contaminants dans le sol des berges a été constatée sur les deux sites. Toutefois, cela n’a pas d’impact sur la qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent, selon les études.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!