Isabelle Bergeron/TC Media Mélanie Benoit ne travaillait que depuis 35 jours comme policière lorsqu’elle a été appelée en décembre à porter assistance à une femme en détresse, qui venait tout juste de donner naissance.

Une jeune policière du Poste de quartier 16 a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel en sauvant la vie d’un nourrisson en état de détresse respiratoire qui venait tout juste de naître dans un appartement de Verdun en décembre. Sans nouvelle depuis, l’agente aimerait beaucoup reprendre contact avec cette famille, pour qui elle a été un véritable ange-gardien.

Mélanie Benoit ne travaillait que depuis 35 jours comme policière lorsqu’elle a été appelée le 3 décembre à porter assistance à une femme en détresse, qui venait tout juste de donner naissance et n’avait pas eu le temps de se rendre à l’hôpital.

«Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, il y avait du sang partout sur le plancher, raconte Mme Benoit.  Le bébé était encore dans les pantalons de la dame, qui se trouvait en état de choc.»

La policière s’est alors précipitée pour prendre l’enfant, et a commencé à lui masser la colonne vertébrale pour le faire réagir.  «Il ne réagissait pas. Il était tout bleu.»

Sans hésitation, la jeune femme a entrepris d’attacher le cordon ombilical sectionné avec un lacet de soulier pour empêcher le sang de couler et pour faciliter la respiration du bambin.

«Tout en continuant à pratiquer le massage, j’ai demandé à mon collègue de trouver un bec à succion dans la cuisine. J’ai ensuite effectué une succion au niveau des narines et de la bouche pour ouvrir les voies respiratoires», ajoute-t-elle.

Course contre la montre
Après quelques interminables minutes, le petit ouvre enfin les yeux. «On a entendu un petit hoquet. Je n’ai jamais ressenti un tel soulagement. J’ai regardé mes collègues, on savait tous qu’on venir de vivre un moment unique.  Notre esprit d’équipe a été extraordinaire, je n’aurais jamais pu sauver ce bébé toute seule.»

La mère et l’enfant ont été transférés à l’hôpital de Verdun quelques instants plus tard, à l’arrivée des ambulanciers. Les médecins ont assuré que le nourrisson ne conserverait aucune séquelle de sa naissance mouvementée. Mme Benoit affirme toutefois qu’elle aimerait beaucoup revoir l’enfant et sa mère.

De l’arrivée de la policière au moment où l’enfant a été pris en charge, il s’est écoulé tout au plus dix minutes.

À la fin de leur cours, les étudiants en Techniques policières détiennent plusieurs connaissances de base en premiers soins. Toutefois, aucune formation spécifique ne leur est octroyée concernant l’accouchement.

Bien que de tels incidents soient très rares, les policiers sont chaque année confrontés à des cas d’accouchement prématuré. En mars, deux policières étaient notamment venues en aide à une femme qui a mis au monde son enfant dans un taxi, dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges. Le même scénario s’est produit en avril à Saint-Léonard, et en mai à Hochelaga-Maisonneuve.

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