Christine Emond/TC Media Jean-Claude Denogens aime son épouse plus que tout et dit être prêt à tout faire pour qu'elle soit bien

Un résident de la rue de Verdun, dont la conjointe souffre de sclérose en plaques, déplore que le stationnement et le débarcadère pour personnes handicapées devant chez lui soient occupés par d’autres résidents du quartier pendant de longues périodes.

«Ma femme a besoin de l’espace au moins deux fois par jour pour aller à ses rendez-vous à l’hôpital Lucie Bruneau», explique Jean-Claude Denogens, le mari de Claire Théberge.

Comme le couple n’a pas de voiture, un autobus de transport adapté vient chercher la dame qui devrait, en théorie, avoir accès au débarcadère. Mais un autre résident, également à mobilité réduite et possédant sa vignette d’handicapé, s’y stationne fréquemment.

Comme il s’agit d’une rue et donc d’un lieu public, le stationnement ne peut être réservé à Mme Théberge nous précise un inspecteur du service des vignettes.

«Quand nous avons fait la demande pour avoir ce stationnement, nous ne savions pas que n’importe qui pourrait s’y stationner», déplore M. Denogens.

Le couple se trouve dans une zone grise de la règlementation. Ne possédant pas de voiture, il ne peut bénéficier des avantages de la place réservée.

Jean-Claude Denogens a envoyé une plainte au Regroupement des usagers du transport adapté (RUTA). Toutefois, comme la personne qui utilise la place est dans son plein droit puisqu’il possède une vignette d’handicapé, il ne peut recevoir de constat d’infraction.

Solution temporaire

Pour l’instant, afin de s’assurer que la place soit libre avant l’arrivée du transport adapté, M. Denogens fait le guet pour s’assurer de garder la place libre.

«Nous ne voulons pas user d’un privilège quelconque, tient-il à préciser, mais les handicapés doivent être soutenus».

Encore assez en forme pour aider physiquement son épouse à se rendre jusqu’à l’autobus, même si l’accès est restreint par une voiture stationnée, Jean-Claude Denogens craint le jour où sa femme se retrouvera en fauteuil roulant ou que lui-même ne pourra plus l’aider autant et ce, particulièrement l’hiver.

Changements possibles

«Dans ce cas-ci, où l’espace réservé à un citoyen est souvent occupé par des tiers, l’équipe des travaux publics est en discussion afin de trouver une solution. On pourrait par exemple réduire le débarcadère de manière à le rendre trop petit pour un stationnement, mais assez grand pour permettre l’accès au transport adapté», explique Jean-François Parenteau, le maire de Verdun.

Jean-Claude Denogens n’est pas certain que ce soit une bonne solution puisque son épouse se déplace avec une marchette et son état risque de se dégrader.

Par ailleurs, il craint que l’utilisateur régulier continue de se stationner, même si l’espace est restreint.

Il souhaiterait que le stationnement soit seulement un débarcadère, privilège réservé à ce jour à la clientèle plus nombreuse des établissements commerciaux ou institutionnels.

Une dérogation en ce sens semble possible. «Les techniciens de la Ville sont venus constater la situation, rapporte M. Denogens, et ils vont étudier la possibilité d’installer deux débarcadères, qui ne seraient plus des stationnements».

Meilleure accessibilité souhaitée

On trouve 135 espaces de stationnement réservés aux personnes handicapées sur le domaine public de Verdun. Des citoyens ont demandé l’aménagement de 84 ces stationnements près de leur lieu de résidence.

«Notre administration est déterminée à poursuivre ses efforts afin que Verdun soit de plus en plus accessible», souhaite Jean-François Parenteau.

Quelque 51 autres espaces se trouvent notamment dans les stationnements municipaux, dans les zones commerciales et près des bâtiments municipaux et institutionnels.

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