Collaboration spéciale Le basset-beagle blessé par deux morsures au cou, a été adopté de la SPCA en octobre.

Une résidente de Verdun a eu la frousse de sa vie samedi avant-midi, lorsqu’elle a dû repousser à mains nues un pitbull qui s’en est pris à son chien devant chez elle. Le maître et le chien agressif, qui n’était pas en laisse, se sont enfuis sans porter secours ni à la dame ni à son animal de compagnie.

La jeune femme d’une trentaine d’années, qui préfère garder l’anonymat, rentrait d’une longue ballade avec son basset-beagle au parc Arthur-Therrien quand elle a aperçu l’animal en liberté sur son terrain, situé en bordure du fleuve.

Les chiens en laisse sont permis sur les berges, mais le pitbull blanc ne l’était pas lorsqu’il s’est aventuré dans la cour clôturée de la Verdunoise. Le maître se trouvait alors sur le trottoir, un peu en retrait.

Rendue aux marches de son porche avant, elle a voulu lui signifier «d’au moins ramasser les crottes de son chien, en espérant qu’il comprenne qu’il était sur une propriété privée et que c’était assez déplacé.»

Elle n’a toutefois pas eu le temps de prononcer le moindre mot, «le pitbull a accouru et a sauté sur ma petite chienne, l’a terrassée, elle s’est retrouvée au sol sur le dos et il l’a mordu au cou à deux endroits, lui laissant deux plaies ensanglantées», rapporte la jeune femme toujours sous le choc.

La dame a elle aussi subi une morsure, au genou, en tentant de sauver la vie de sa chienne de huit ans.

Elle confie que «l’autre lâche, un gaillard d’environ six pieds et 300 lb, n’a même pas levé le petit doigt». Après être rentrée mettre son chien en sécurité à l’intérieur, elle a constaté que l’homme «s’était sauvé avec son chien».

Une plainte a été déposée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Une enquête est en cours.

Maîtres fautifs

À l’arrondissement, les élus déplorent l’incident. «Nous croyons être en mesure d’identifier le chien et le propriétaire, souligne le maire, Jean-François Parenteau. Notre patrouille va demander une évaluation du chien».

L’unité de surveillance sillonne le territoire de Verdun en tout temps et collabore avec le SPVM. Elle veille à faire appliquer la réglementation, notamment celle des chiens, du stationnement et de la circulation.

«Ce qui est triste, c’est que la problématique est debout, au bout de la laisse, constate le maire Parenteau. Nous verrons comment on peut intervenir vis-à-vis des maîtres irresponsables».

Pour la propriétaire du basset-beagle, le problème réside dans l’éducation. «Il y a beaucoup de pitbulls à Verdun, mais aussi de gens qui manquent de civisme. On ne changera pas ça demain», déplore-t-elle.

L’histoire a suscité de fortes réactions sur les réseaux sociaux. Même la conseillère Marie-Ève Brunet s’est permis d’écrire: «J’adore les chiens, mais aucune tolérance pour ce type de situation».

De nombreux internautes ont aussi offert un prompt rétablissement au chien et sa maîtresse.

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