Collaboration spéciale Outre les élus locaux, plus de 40 organismes seront présents lors du Salon de la Santé mentale du Sud-Ouest–Verdu.

Il est parfois difficile de démystifier la santé mentale. Une quarantaine d’organismes tenteront le coup lors du cinquième Salon de la santé mentale du Sud-Ouest–Verdun, le 4 mai. Pour attirer plus de visiteurs, l’événement se tiendra pour une première fois à l’extérieur, tout juste en face de la mairie de Verdun.

Environ 20% de la population québécoise vivra un jour ou l’autre un épisode de trouble anxieux ou d’humeur, selon une étude de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal publiée en 2014.

«80 % des gens qui se suicident le font durant un épisode de troubles dépressifs», rappelle Mylène Ouellette, coordonnatrice au programme de santé mentale du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) Centre-Sud.

Elle souligne que le taux de suicide en 2007-2009 était de 11,4 pour 100 000 habitants pour le territoire Sud-Ouest-Verdun, comparativement à 10,1 pour l’ensemble de Montréal.

Aller au-devant des gens
Le salon, organisé par la Table des partenaires en santé mentale et dépendances du Sud-Ouest-Verdun, présentera diverses activités et conférences. Le tout se déroulera à deux pas du métro et se veut une opportunité de rejoindre les citoyens dans leur quotidien.

Différents intervenants s’entendent sur l’importance de parler de santé mentale et toutes ses déclinaisons. Il faut éviter de se concentrer sur les diagnostics les plus graves et les plus visibles, comme c’est souvent le cas.

L’humoriste Michel Mpambara, qui avoue ouvertement avoir souffert de troubles bipolaires, discutera de la façon dont il arrive à gérer la maladie.

Il affirme que les immigrants sont particulièrement à risque. «Quand on se déplace, on vit un choc, il y a une certaine nostalgie qui peut s’installer, c’est normal, soutient-il. Souvent, ils ne connaissent pas les ressources disponibles, restent ancrés dans les idées préconçues».

Roxanne Deniger, intervenante à l’organisme Impact, insiste pour dire que des ressources existent pour accompagner les gens dès qu’ils sentent une certaine perte de contrôle. «Nous allons à leur rythme, il faut briser le tabou qui entoure la santé mentale». L’aide ne devrait jamais être reléguée comme un outil de dernier recours, selon elle.

«On ne sait jamais quand ça peut arriver», souligne la conseillère d’arrondissement de Verdun, Marie-Ève Brunet. Elle estime pour sa part qu’il est important de se renseigner sur les troubles de santé mentale.

«Il faut être outillé pour bien réagir, que ce soit pour nous ou un proche, avant que le tourbillon n’arrive», poursuit l’élue, qui a elle-même vécue ce genre de problématique au sein de sa famille.

Le maire de Verdun, Jean-François Parenteau, abonde dans le même sens. Il a déjà vécu des problèmes d’anxiété au point de ne plus être capable de se retrouver en présence d’une foule. «Nous n’avons pas les moyens de banaliser ces troubles», explique-t-il.

M. Parenteau souligne que la santé mentale est une priorité pour lui et son administration, puisque la présence de l’hôpital Douglas et de nombreux organismes se retrouvent sur le territoire de Verdun.

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