TC Media - Justin Taus Les tétards vivent en groupe dans l'eau et passent leur temps à se nourrir jusqu'à leur transformation.

Les petits crapauds d’Amérique ont terminé leur transformation. À Verdun, les têtards sortent des marais et des autres plans d’eau pour migrer vers la terre ferme.

«Ce sont des animaux importants qui mangent un grand nombre d’insectes et de limaces dont les jardiniers n’auront pas besoin de se débarrasser», explique le professeur et président de The Herpetologists’ League&lt du Musée Redpath de l’Université McGill, David M. Green.

Verdun, comme beaucoup d’autres arrondissements, est propice à ces crapauds vivant exclusivement dans l’est du Canada et des États-Unis. Les derniers jours à Montréal ont été particulièrement chauds, ce qui a accéléré leur processus d’évolution.

Le photographe Justin Taus a été un témoin privilégié de ce moment où les bébés sortent de l’eau, près du boulevard LaSalle. «C’était vraiment incroyable à voir, mais malheureusement, cela ne dure pas longtemps. Le lendemain il y en avait presque plus.»

Au cours des prochains jours, les survivants continueront leur périple vers des zones ombragées, des jardins et des boisés. Certains risquent toutefois se faire manger ou écraser en chemin.

La population des crapauds est variable d’une année à l’autre, mais la survie de l’espèce n’est pas en danger. «Il y a de bonnes et de mauvaises années pour le crapaud, explique M. Green, souhaitons que cette année en soit une bonne!»

Changements climatiques

Ces bébés, qui deviendront de gros crapauds courtauds dont la peau verruqueuse est de couleur brune, rougeâtre ou olivâtre, sont fort utiles à la biodiversité.

En hiver, les adultes se terrent dans le sol, sous la ligne de gel. Ils sortent de leur torpeur au moment où le sable au-dessus d’eux devient plus chaud que celui dessous. Selon le professeur, au fil des années, le phénomène survient de plus en plus tôt.

M. Green, qui les étudie depuis un quart de siècle, estime que la capacité de prédire la fin de l’hibernation des crapauds pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre les effets des changements climatiques sur diverses espèces d’animaux et de plantes.

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