Emmanuel Delacour/TC Media Mike Parente, directeur général de la SDC Plaza St-Hubert.

À l’aube des travaux d’infrastructures sur la rue Saint-Hubert en 2018, la Société de développement commercial (SDC) locale souligne l’importance de trouver une solution au stationnement automobile qui se fait rare dans le secteur.

«Près de 40 % de notre clientèle provient de l’extérieur, à plus de 10 kilomètres. On est bien desservi par les transports en commun, mais les gens qui viennent de l’extérieur de Montréal ne vont certainement pas prendre le métro», insiste Mike Parente, directeur général de la SDC Plaza St-Hubert.

Celui-ci se désole de voir les enjeux de mobilité ternis par les bisbilles politiques et les opinions polarisées. «Tous nos clients une fois rendus sur la plaza sont piétons», affirme-t-il. Il faut garder en tête la sécurité de tous dans ce contexte, qu’ils soient à pied, en vélo ou en auto.

M. Parente dit attendre avec impatience les solutions de l’administration municipale en ce qui concerne les espaces de stationnement, surtout depuis l’échec de l’arrondissement de Rosemont – La Petite-Patrie à faire adopter une réglementation ouvrant la porte aux stationnements étagés sur son territoire.

«Regardez ce qui se fait à San Francisco et à Paris, toutes les grandes villes ont du stationnement intérieur. Mais peu Montréal», constate laconiquement le directeur de la SDC.

Pourtant, l’idée qui a créé la grogne citoyenne l’été dernier ne date pas d’hier. Trouvé dans les archives de la SDC, un article datant de 1964 écrit par le journaliste Claude Masson dans le Guide du Nord relate comment la Ville de Montréal se penchait alors déjà sur le concept. Devant «le problème du stationnement» le conseiller municipal et membre du Comité exécutif, Fernand Drapeau propose à l’époque que la Ville construise des garages de stationnement en hauteur et pour ensuite les louer au privé.

Le stationnement n’est pas la seule préoccupation de la SDC, outre la saison de vente des robes de mariée et de bals de finissant qui battra bientôt son plein, M. Parente espère voir la marquise qui couvre l’artère sur plus d’un kilomètre être bientôt rénovée.

«Il faut qu’on la revoie au goût du jour. On se targue d’être une ville de design urbain à Montréal, bien c’est le temps de moderniser la marquise. J’aimerais voir quelque chose de créatif et je sais qu’on a le talent ici pour le faire», assure M. Parente.

Regroupés depuis 1959 en association commerçante, les magasins de la rue Saint-Hubert ont été parmi les premiers de la métropole à se doter d’une SDC, en 1981. La marquise, parfois critiquée pour son aspect esthétique, fut quant à elle installée en 1984.
La SDC St-Hubert regroupe près 400 commerces et plus de 2 500 travailleurs. Selon les statistiques de l’organisme à but non lucratif, près de 80 % des magasins qui y ont pignon sur rue sont indépendants.

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