Gracieuseté Vincent Pellerin Boudriau a passé plus de deux mois sur les routes de l'Amérique du Nord.

Traverser les États-Unis en vélo est un exploit que peu de gens peuvent prétendre avoir entreprit, mais ce résident de Rosemont – La Petite-Patrie peut se targuer d’avoir accompli le trajet, non pas sur deux, mais sur une seule roue.

Vincent Pellerin Boudriau prend son monocycle pour se rendre à son travail, le magasin MEC au Marché Central, et ce, tous les jours, qu’importe la saison, une prouesse en soi considérant les hivers québécois.

Toutefois, ce passionné a relevé son plus grand défi il y a quelques mois, lorsqu’il a quitté la ville de Vancouver pour se diriger vers le Mexique. «C’était la première fois que je partais du Québec aussi longtemps. J’ai déjà fait deux fois le tour de la Gaspésie en monocycle, mais là c’était différent», affirme l’unicycliste.

Du 28 avril au 9 août 2016, M. Pellerin Boudriau a parcouru près de 4 600 kilomètres sur les routes canadiennes, américaines et mexicaines. Qu’est-ce qui a motivé le Rosemontois à se lancer dans une telle aventure?

«Se demander «qu’est-ce qu’il y au bout du chemin?» c’est ce qui m’a poussé à le faire. Je me souviens d’avoir découvert les dunes dans les forêts de l’Oregon et de vouloir en voir plus», raconte-t-il.

Avec le strict essentiel dans son sac à dos, il a longé la côte ouest du continent américain, souvent seul, mais aussi accompagné d’autres amateurs de voyages en vélo. En moyenne il réussit à sillonner 80 kilomètres chaque jour en équilibre sur son monocycle qu’il a adapté pour son périple, et ce pendant plus de deux mois passés sur les routes.

Coup de malchance, une mauvaise chute et une blessure au genou l’obligent à prendre du repos pendant trois jours, alors qu’il se trouve en Oregon à 150 kilomètres de la frontière de l’État de la Californie. Malgré tout, il persévère et finalement réussit à atteindre le Mexique.

«Quand j’y suis arrivé, ç’a été un choc. Je me suis rendu compte que mon espagnol n’était pas si au point que je le pensais et j’étais vraiment dans un pays qui m’était étranger», confie-t-il.

L’objectif que s’était lancé M. Pellerin Boudriau à son départ était d’atteindre Mexico City, puis de repartir de Fort Lauderdale en Floride et de retourner à Montréal sur la côte Est.

Arrivé à Tijuana, il lui a fallu reconsidérer, la blessure à sa jambe ne s’étant pas complètement guérie. Tout de même, il prend un avion et se rend en Floride. Arrivé là-bas la réalité le rattrape. «Les automobilistes étaient beaucoup moins courtois, ça se voyait que je les dérangeais et ils ne voulaient pas partager la route», dit le Rosemontois.

L’humidité et les insectes se mêlent de la partie, et neuf jours à longer l’Océan Atlantique parviendront à faire flancher Vincent Pellerin Boudriau. «Je suis un peu déçu, mais je ne regrette rien, je suis très heureux de mon expérience», assure-t-il.

De retour à Montréal, celui-ci pense déjà à son prochain défi. Peut-être s’entraînera-t-il pour une des courses à monocycle qui sont de plus en plus populaires.

En attendant, il y aura toujours le défi des rues glacées de Montréal.

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