Gracieuseté Les événements de Kino'00 rassemblent aujourd'hui des centaines de membres et d'amateurs de courts métrages.

Un organisme à but non lucratif (OBNL) de Rosemont – La Petite-Patrie aide depuis deux décennies des créateurs à réaliser leurs premiers pas dans l’univers du court métrage.

Dans les bureaux de Kino’00 à l’angle du boulevard Rosemont et de l’avenue de Lorimier, une petite équipe s’affaire à la promotion de ses prochaines activités.

Projections et festivals, c’est principalement au travers de ces événements que l’OBNL permet à ses cinéastes membres provenant de tous les horizons de persévérer dans le domaine.

«Nos événements sont des facilitateurs à la création. On supporte notre communauté de réalisateurs, monteurs, scénaristes, etc. qui s’autoproduisent», affirme Benoit Laplante, directeur du développement pour Kino’00.

Les premiers plans
L’organisme créé en 1999 par Christian Laurence et une vingtaine de membres fondateurs se donne pour premier défi de produire un film par mois pendant un an.

C’est en participant en 2001 au Festival du Nouveau Cinéma que Kino’00 prend son envol international. Dans le cadre du festival, le concept du Kino Kabaret naît. Une fois par année, des dizaines de créateurs se réunissent pendant 72 heures lors d’un grand laboratoire collaboratif afin de réaliser des courts métrages. Aujourd’hui encore, ces cabarets ponctuels offrent une porte d’entrée dans le monde du cinéma pour plusieurs cinéastes en herbe.

«Il y avait une urgence de créer dans cette ère où les réalisateurs « sérieux » tournaient tous sur de la pellicule. C’est un contexte qui a créé une forme d’élitisme. Lorsque sont apparus des formats plus accessibles, comme le DV, ç’a permis une démocratisation du court métrage et plusieurs personnes se sont lancées dans ça», raconte M. Laplante.

À la suite de nombreux voyages à l’étranger, les fondateurs de Kino’00 ont su piquer la curiosité des cinéastes un peu partout autour du globe avec leur concept. On compte désormais près de 75 cellules Kino à l’international.

Aujourd’hui, des projections mensuelles portées par l’organisme ont lieu chaque premier vendredi du mois au bar l’Astral. Elles proposent aux spectateurs une variété de courts métrages produits sans ou avec très peu de moyens.

Financement
Tandis que plusieurs regroupements artistiques québécois dépendent principalement de subventions de la part des gouvernements fédéraux et provinciaux, le directeur du développement de l’OBNL se targue d’avoir trouvé une formule alternative.

«En 2016, près de 84% de nos revenus provenaient de nos membres et d’investisseurs privés. Pour nous, ça veut dire qu’il y a une volonté réelle du milieu de soutenir notre organisme. Aussi, puisqu’on compte beaucoup sur le privé, ça nous oblige à constamment innover, parce que contrairement au gouvernement, si ce qu’on produit ne les satisfaisait pas, ils nous lâcheraient immédiatement», insiste M. Laplante.

Par ailleurs, le 4 mai dernier, la Chambre de commerce de l’est de Montréal a souligné la contribution de Kino’00 dans le monde des arts et de la culture en leur remettant une récompense dans le cadre de son gala annuel des prix ESTim.

«Ç’a été un grand honneur de recevoir ce prix, particulièrement parce qu’il provient de la communauté des affaires, ce qui démontre le sérieux de notre organisme», affirme M. Laplante.

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