Emmanuel Delacour/TC Media Le lot situé sur la 4e Avenue, près de la rue Masson, sera transformé en parc temporaire cet été.

Trois projets de parcs publics dans Rosemont – La Petite-Patrie avancent peu à peu promettant bientôt de nouveaux espaces verts pour les citoyens.

Lors du conseil d’arrondissement du 3 avril, les élus ont voté en faveur d’une entente avec l’organisme Société de développement communautaire de Montréal, connu publiquement sous le nom de Centre d’écologie urbaine de Montréal (CÉUM).

Cet accord inclut une contribution financière de 20 000$ afin de transformer en parc temporaire le lot situé sur la 4e Avenue, près de l’intersection avec la rue Masson. La Ville de Montréal avait acquis le terrain en octobre 2017 par voie d’expropriation de son ancien propriétaire.

Le CÉUM et l’organisme LANDE collaboreront ensemble dans le cadre du projet Les Dents Creuses afin de créer un espace imaginé en codesign avec les résidents.

Le concept s’inspire d’une précédente initiative intitulée Transforme ta ville, propulsée par les mêmes collaborateurs. Durant ce programme qui s’est tenu en 2015 et 2016, ce sont 71 projets de mise en valeur citoyenne de terrains vacants qui ont été complétés.

«L’objectif des Dents Creuses est d’impliquer les arrondissements pour revitaliser des terrains inoccupés qui sont la propriété de la Ville de Montréal. Ce ne sont pas nécessairement des projets qui ont lieu à l’endroit de futurs parcs, mais sur des lots qui ne sont pas utilisés, pour les animer en attendant qu’on y construise quelque chose», souligne Maëlle Plouganou, chargée de projet au CÉUM.

Des consultations publiques pour établir le type d’aménagements et d’activités offertes à cet endroit auront lieu entre avril et juin et l’espace sera inauguré à la mi-août, selon Mme Plouganou.

Bien que l’Arrondissement ait voté en faveur d’une réglementation instaurant un zonage de type «parc» à cet endroit, les installations permanentes ne verront pas le jour cet été.

«Cette année sera transitoire. Nous allons d’abord laisser les gens se mobiliser et se prononcer sur ce qu’ils veulent voir naître à cet endroit et nous pérenniserons le parc plus tard», affirme Stépanie Watt, conseillère de ville.

Un couloir verdi au Parc de Gorilles
Une autre page est tournée dans la saga du Parc des Gorilles, puisque l’Arrondissement a approuvé cette semaine un versement d’une somme totale de 592 000$ à l’endroit de divers propriétaires de terrains dans le cadre de leur expropriation.

Les quatre lots qui seront obtenus par ce processus se trouvent dans le quadrilatère formé par les rues Beaubien Ouest, Saint-Urbain, Saint-Zotique Ouest et l’avenue de l’Esplanade. Lorsque la Ville aura acquis les trois derniers terrains nécessaires pour compléter son projet, le parc prendra la forme d’un corridor vert.

«C’est vrai qu’il s’agit d’une forme un peu inhabituelle, un couloir étroit, mais cela répond à la volonté citoyenne de conserver un espace végétalisé résiduel», insiste Stéphanie Watt, conseillère de ville.

Les lieux, précédemment propriété de la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique, avaient été rachetés par l’entreprise immobilière Olymbec en 2013, qui avait rasé sans l’obtention d’un permis les arbres en friches qui y étaient enracinés.

Depuis, une coalition de citoyens, les Amis du Parc de Gorilles ont fait représentation devant les diverses instances municipales pour qu’on puisse y créer un espace vert en cogestion.

Si Mme Watt reste confiante quant au succès de leurs efforts communs, celle-ci ne s’avance toujours pas sur un échéancier concernant l’ouverture officielle du parc.

Un obstacle en moins pour l’espace sur Marcel-Pépin
Près d’un an et demi après avoir mandaté ses services de «procéder au changement de zonage en zonage «parc» du lot situé entre les rues Marcel-Pepin, Préfontaine et Rachel», l’Arrondissement semble désormais plus près du but.

Cet important délai s’explique par le fait que les élus de Rosemont – La Petite-Patrie attendaient l’obtention d’un avis juridique de la part de la Ville de Montréal avant poursuivre ce projet.

«Nous devions nous assurer que nous procédions de plein droit avant de permettre le changement de zonage», souligne Mme Watt.

Une pétition citoyenne réclamant la construction d’un parc public avait recueilli 320 signatures en octobre 2016. On y faisait mention d’un manque d’accès sécuritaire aux installations de ce type dans le secteur, en partie causé par la rue artérielle Rachel Est.

Pour l’instant aucun échéancier n’est prévu pour l’ouverture d’un éventuel parc à cet endroit, selon Mme Watt.

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