Archives. En 2015, sept lieux avaient été désignés par l'Arrondissement pour la cuisine de rue.

Rosemont – La Petite-Patrie fermera prochainement ses derniers sites de cuisine de rue, mettant ainsi un terme à cette expérience lancée en 2013.

C’est ce qu’a récemment annoncé l’Arrondissement, qui compte clore les espaces réservés à cet effet aux angles de l’avenue de l’Esplanade et de la rue Joseph-Tison et au coin du boulevard l’Assomption et de l’avenue des Sapins.

Les deux sites, respectivement situés dans le quartier Marconi-Alexandra et à proximité de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont étaient les derniers endroits disponibles aux «food-trucks».

Lors de la création du règlement régissant cette activité commerciale en 2015, un total de sept lieux avait été désigné.

Au cours des années suivantes, ils ont tous été fermés pour des raisons de faible fréquentation, selon ce que rapporte le sommaire décisionnel du conseil d’Arrondissement du 6 août.

C’est à la suite d’un changement de localisation du site Marconi-Alexandra qu’un désaccord fut exprimé par des commerçants riverains.

«Il y a eu des plaintes de la part de la brasserie et du bar à proximité», confirme Gaëlle Cerf, vice-présidente de l’Association des restaurateurs de rue du Québec.

Cette dernière était toutefois étonnée d’apprendre la fermeture du site de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

«C’est triste, surtout parce qu’il y avait des camions qui s’y rendaient encore», affirme-t-elle.

En effet, les travaux de rénovations des installations hospitalières ont fait en sorte que des palissades ont été mises en place près du lieu où se stationnent les camions de cuisine de rue, causant une baisse de l’achalandage de la clientèle.

Noémie Dumais, propriétaire du restaurant une nuit à Bangkok et du camion le Tuktuk, était des commerçants qui se rendaient à cet endroit.

«On trouve ça dommage, mais le site n’était plus visible, alors on a connu une moins bonne année à Maisonneuve-Rosemont», insiste-t-elle.

Selon celle-ci, il était toutefois normal de retirer les sites de cuisine de rue dans l’Arrondissement, puisque la clientèle n’était plus au rendez-vous.

«Un achalandage, ça se construit, surtout dans les quartiers plus éloignés. Il faut qu’il y ait des camions présents régulièrement, sinon les gens ne viendront pas. Le «buzz» de la première année est terminé. Avoir un camion de cuisine de rue, c’est exigeant, ça demande des employés qui sont prêts à se déplacer. Il faut prévoir le gaz, l’eau et la préparation des ingrédients. Malheureusement, on ne sait jamais si la clientèle sera au rendez-vous», souligne Mme Dumais.

D’après la restauratrice, les sites au centre-ville et les événements corporatifs sont désormais les lieux les plus rentables pour cette industrie qui connaît encore des changements.

«Le rêve de se rendre dans les déserts alimentaires, je ne crois pas que ça soit possible pour les «food-trucks». Ce sera plutôt aux entreprises avec une vision sociale de répondre à ça, comme le Fruixi», affirme-t-elle.

Le cabinet du maire de Rosemont – La Petite-Patrie n’a pas voulu émettre de commentaire à ce sujet.

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