Emmanuel Delacour Directrice de La Ruche Montréal, Elsie Lefebvre veut offrir un accompagnement aux jeunes entreprises.

Cinq années après sa création, la plateforme de financement participatif La Ruche a passé le cap des 3 millions de dollars amassés dans le cadre projets d’entreprises en développement, dont plusieurs sont impliquées au niveau local.

L’organisme à but non lucratif (OBNL) a ouvert ses bureaux montréalais en 2016 et depuis, plus de 60 projets ont été mis sur pieds grâce au financement octroyé par les donateurs qui ont visité l’outil internet.

Au niveau de la province, ce sont de 29 670 citoyens-contributeurs qui ont permis à 319 nouvelles idées et entreprises de voir le jour en cinq ans. Près de 65 % des idées proposées qui parviennent à obtenir les fonds nécessaires pour leur lancement, une forte moyenne, selon Elsie Lefebvre, directrice de La Ruche Montréal.

Certains citoyens reconnaîtront sans doute le concept d’éco pâturage Biquette à Montréal ou encore les festivals arts de ruelle et SOIR, qui ont tous été propulsé par l’entremise de La Ruche.

«L’avantage des plateformes de financement participatif c’est qu’elles permettent aussi de lancer une campagne de marketing, de faire une première mise en marché et de valider l’intérêt de la population pour un service ou un produit. Elles ne viendront pas remplacer les outils traditionnels de financement présents dans l’écosystème, mais elles s’ajouteront plutôt à ceux-ci», souligne Mme Lefebvre.

Cette dernière est convaincue que le concept continuera à gagner du terrain lors des prochaines années. Déjà, l’OBNL a su capter l’attention des institutions financières telles que Desjardins et à en faire des partenaires. En effet, le «matchfunding», une formule complémentaire qui implique autant un prêt banquier que le financement participatif, sera de plus en plus favorisée par La Ruche.

Selon l’ancienne conseillère municipale de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, la tendance du «civic crowdfunding», soit le financement participatif pour les projets de nature publique point aussi à l’horizon. Par exemple, les comités de milieux, qui proposent aux citoyens de se réapproprier l’organisation des aménagements et activités qui voient le jour dans leur quartier, tels que promu par l’administration de Rosemont – La Petite-Patrie intéressent l’organisme.

Déjà déployée à Québec et à Montréal, La Ruche a désormais ouvert des ressources en Mauricie, au Bas-Saint-Laurent  et en Estrie.

«Pour nous, il est important d’être présents dans les milieux pour encourager au niveau local les jeunes entreprises. C’est pourquoi, par exemple, nous ne lancerons pas une compagnie de Gatineau sans nous y être installés auparavant. L’accompagnement et le contact humain que nous offrons aux entrepreneurs font partie de nos services», insiste Mme Lefebvre.

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