Josie Desmarais Le mobilier en bois en métal sera désormais privilégié par l'Arrondissement.

Les élus de Rosemont – La Petite-Patrie ont présenté des mesures afin d’en faire plus pour combattre les réchauffements climatiques, entre autres en écartant les matières plastiques de la fabrication du mobilier urbain.

C’est ce qu’a annoncé le maire de l’Arrondissement, François W. Croteau, en ouverture du conseil le 5 novembre dernier lors de l’adoption de deux nouvelles résolutions, qui mettent à jour les directives au sein de son administration.

«Depuis plusieurs années, les municipalités ont adopté les matières plastiques neuves et recyclées dans les aménagements, afin de diminuer les coûts liés à leur entretien. Cependant, dans le cadre de nos efforts pour diminuer la consommation de plastique à l’Arrondissement, nous avons décidé de le bannir, parce que même lorsqu’il est recyclé, il fait partie d’un cycle de production, ce qui ne diminue pas les débouchés», insiste l’élu.

Ainsi, on favorisera dans la mesure du possible les matériaux nobles, comme le métal et le bois, dans les nouveaux bancs de parc, poubelles, modules de jeux pour enfants et tout autre mobilier installé par l’Arrondissement.

Rosemont – La Petite-Patrie a déjà fait appel au bois de frênes recyclé pour la construction de bancs publics, notamment le long de la piste multifonctionnelle des Carrières.

Cependant, ce ne sera pas cette essence qui sera privilégiée lors de la fabrication de nouveau mobilier, note le maire. En effet, la durée de vie de bois de frêne, même après un traitement par torréfaction, n’est que d’une dizaine d’années, indique-t-il.

«Nous nous tournerons vers du bois équitable et si cela n’est pas possible dans tous les cas, nous favoriserons quand même le plastique recyclé lorsque les circonstances l’exigent», assure M. Croteau.

Davantage d’arbres dans les parcs
De plus, dans le but de limiter les îlots de chaleurs dans ses parcs, l’administration désire lancer prochainement des études d’opportunité, afin de procéder à des plantations «massives» au sein de ses espaces verts.

«Pour tous les nouveaux aménagements, nous allons adopter un plan afin de créer plus de lieux ombragés dans les parcs. Les canicules du dernier été ont démontré qu’il y a un manque d’ombre dans certains lieux. C’est pourquoi nous voulons créer des mini boisés, comme c’est le cas au parc de la Petite-Italie», explique M. Croteau.

Les essences choisies seront diversifiées, afin de prévenir les cas d’épidémies de maladies et de parasites, comme l’agrile du frêne.

Enfin, les surfaces synthétiques seront aussi proscrites sur les futurs terrains de soccer et de rugby, ainsi que dans les nouveaux espaces verts de l’arrondissement, dans l’optique de la lutte aux îlots de chaleur. Le gazon et le paillis seront désormais privilégiés. Effective dès maintenant, la résolution oblige à revoir les plans de réfection au parc de la Louisiane prévus en 2019, ou un terrain de soccer synthétique devra être plutôt couvert d’une pelouse naturelle.

Fini les chantiers sans mobilité
Dans leur deuxième résolution adoptée lundi, les élus ont fait part de leur intention de ne plus accorder de contrats aux entrepreneurs qui n’incluront pas de passage sécurisé et accessible universellement en tout temps pour les piétons.

De plus, les chantiers qui se tiendront là où se trouve une piste cyclable devront baliser une voie qui sera réservée aux déplacements à vélo.

«Cela inclut aussi les permis de construction et de rénovation accordés aux particuliers. C’est plutôt rare sur les petits chantiers, mais sur les gros, on ne veut plus de situation ou un entrepreneur ferme complètement un trottoir pour rediriger la circulation piétonne sur le trottoir d’en face. Sauf pour quelques exceptions, nous croyons que cette directive pourra être appliquée 99 % du temps», précise M. Croteau.

Ce dernier souligne que les plans devront être présentés à la Division des études techniques à la suite d’un octroi de contrat pour assurer que les nouvelles directives sont bel et bien appliquées.

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