Romain Schué / TC Media Mathieu Granger (à droite) est l'entraîneur de l'équipe de baseball de Montréal. À ses côtés, Jhérémy Hernandez-Martel, Antoine Jean et Jason Duran-Reano (de gauche à droite).

L’entraîneur de baseball de l’équipe de Montréal est tombé en amour des Jeux du Québec découverts pour la première fois en 2014. À 29 ans, le coach des Orioles de Montréal, qui évoluent à Ahuntsic, espère transmettre cette passion à ses jeunes.

Les yeux encore passionnés, Mathieu Granger décrit l’ambiance assez folle vécue la veille au soir, la nuit bien tombée. Au Parc Jarry, Laval et Montréal sont au coude-à-coude pour ce deuxième match de poule. Une prolongation s’avère nécessaire pour départager deux des meilleures équipes de ces Jeux du Québec.

Devant près de 250 personnes et une fanfare venue animer cette rencontre, Montréal finit par s’imposer 10-8. Une deuxième victoire consécutive dans la même journée et un souvenir inoubliable.

«Ces jeunes vont en parler toute leur vie, assure leur entraîneur, également technicien comptable à la Croix-Bleue. Il n’y a rien de comparable aux Jeux du Québec. C’est vraiment tripant.»

«Tout le monde tripe»
Originaire de Tétreauville, Mathieu Granger a découvert cette compétition à Longueuil, en 2014. Une expérience «intense» qui s’était conclue par une médaille de bronze.

«J’ai vraiment aimé tout cet environnement. J’ai assisté à différents tournois, différents championnats provinciaux et canadiens, mais rien ne vaut ces Jeux. Les jeunes sont soudés, les games sont plus serrés et tout le monde tripe», explique celui qui a débuté de baseball à cinq ans avant de débuter le coaching quinze ans plus tard.

En charge de l’équipe junior élite des Orioles de Montréal, qui ont élu domicile au stade Gary-Carter à Ahuntsic, Mathieu Granger pousse ses joueurs âgés de 14 à 15 ans à découvrir les autres sports de cette 51e finale des Jeux du Québec.

«Ce sont vraiment de mini Olympiques. Beaucoup d’athlètes de Montréal viennent nous voir, nous encourager. Mes jeunes doivent faire pareil. On est une délégation, on est uni. Il faut tous s’aider», clame l’entraîneur, qui compte notamment sur trois joueurs pour décrocher un nouveau podium.

Un trio prometteur
Âgé de 14 ans, Jhérémy Hernandez-Martel (Orioles Noir) est l’un des plus prometteurs membres de cette délégation. Le Rosemontois, qui évolue en position d’arrêt-court, «est très fort en défensive et au bâton», assure son entraîneur.

«Il sait faire face à l’adversité, il amène de l’intensité sur le terrain et arrive à rester toujours concentré. Il carbure à la pression et a une bonne tête», reprend Mathieu Granger, avant de parler de l’un de ses lanceurs, Jason Duran-Reano.

Résident de St-Michel, le joueur des Bouledogues de Montréal, 15 ans, «est capable de gros matchs et de résister à la pression. Défensivement, il est également très bon», décrit l’entraîneur en chef.

Issu du même club, Antoine Jean, 15 ans, originaire du quartier de Mercier, «excelle dans toutes les facettes du jeu». «Il joue avec sa tête, il est vraiment allumé, détaille Mathieu Granger. Il comprend la partie plus vite que d’autres.»

Ont-ils un avenir professionnel ? «Probablement, c’est ce que je leur souhaite, indique-t-il. Mais ils sont encore jeunes, c’est encore difficile à déterminer.»

Avant de rêver à la Ligue majeure, ils ont une médaille à décrocher.

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