Emmanuel Delacour/TC Media Les camions abondent dans la ruelle ciblée par les mesures de l'arrondissement.

Afin de combattre des actes dignes du «Far West», Rosemont – La Petite-Patrie veux mieux encadrer les déplacements dans une ruelle souvent utilisée par les camionneurs.

François Limoges, conseiller d’arrondissement, utilise cette image pour qualifier la voie qui se trouve entre les rues Saint-Denis, de Saint-Vallier, Jean-Talon Est et Bélanger.

«Les résidents nous ont rapporté des comportements sauvages. Des camions reculent sur 300 mètres à 30 km/h et il y a des centaines de déplacements qui s’y font», affirme l’élu qui a dirigé des consultations publiques sur cet enjeu.

Certains livreurs qui approvisionnent les commerces du coin causeraient en effet beaucoup de désagrément aux résidents en bloquant la voie et l’entrée de leur stationnement, à toute heure de la journée. «Ce n’est pas un problème courant dans les lieux de mixité résidentielle et commerciale. C’est le pire cas dans tout le secteur», dit M. Limoges.

Pour remédier au problème, un projet de ruelle verte avait été proposé, mais l’Ombudsman de la Ville de Montréal y a mis un terme, car la circulation dans ce type de ruelle ne peut pas être close à l’une des deux entrées.

Lundi 7 novembre 2016, l’arrondissement a donc adopté une série de mesure pour apaiser la circulation dans le secteur.

«Il s’agira dans un premier temps de poser des aménagements, soit des bacs à fleurs, ainsi que du marquage au sol, afin de créer un effet entonnoir pour ralentir la circulation», explique M. Limoges.

Une interdiction de circuler pour les camions mesurant plus de 10 mètres, et une plage horaire limitée entre 9h et 18h30 pour les autres livreurs desservant les commerces situés sur la rue Saint-Denis seront aussi mises en place.

Ces mesures inquiètent toutefois Clémence Liv, propriétaire du Marché oriental, qui y voit une menace pour l’économie locale.

«Nous n’avions jamais entendu parler de ces problèmes de la part des résidents auparavant. C’est l’arrondissement qui pour créer des mesures d’apaisement dans une ruelle qui est commerciale», martèle Mme Liv.

M. Limoges réplique en soulignant que des solutions, incluant la mise en place de débarcadères sur la rue Saint-Denis, seront proposées au commerçant. «Il s’agit de mesures qui sont issues d’un compromis pour tous», insiste-t-il.

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