Gracieuseté Des participants, lors des kiosques de consultation, en septembre 2015.

Sécurité des cyclistes et piétons, intersections non sécuritaires, vitesse automobile excessive et réseau cyclable incomplet, tels ont été les principaux enjeux soulignés par les citoyens, dans le cadre de la démarche participative du Plan local de déplacements de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension.

C’est du moins ce qu’il a été possible d’apprendre dans la portion «portrait et diagnostic» en matière de déplacements sur le territoire, qui a été rendu public récemment par l’arrondissement.

Une série de quatre kiosques de consultation a été organisée en septembre 2015 dans les différents districts de l’arrondissement, afin de discuter des enjeux de déplacement avec les citoyens. Une plateforme interactive offrant un sondage en ligne a aussi été mise en place.

Les enjeux à Villeray
Des 670 personnes qui ont participé aux consultations et au sondage, plusieurs ont souligné des points communs quant à la sécurité sur le territoire de Villeray.

Entre autres, on a laissé savoir que la traverse du boulevard Crémazie est non sécuritaire, surtout aux intersections de la rue Saint-Hubert.

«On remarque la présence de conflits automobiles en raison du passage de quatre à trois voies de circulation en direction est, de l’avenue De Chateaubriand, de la rue Lajeunesse, et de la rue Saint-Denis», peut-on lire dans le document présenté par l’arrondissement.

Également, des enjeux de circulation et de sécurité dans les rues locales et le besoin de sécuriser les intersections ont été soulevés, particulièrement sur les rues est-ouest telles que les rues Villeray, Everett, Belair, Tillemont et L.-O. David.

«Il y a un manque de liens cyclables en direction est-ouest dans le district, bien que le nombre de liens en direction nord-sud soit considéré comme étant adéquat», peut-on aussi lire dans le document.

Les enjeux à Parc-Extension
En ce qui concerne le district Parc-Extension, les accès à pied et à vélo au Marché central ont retenu l’attention. Ils ont été qualifiés de «plutôt informels et non efficaces».

Un nombre important de participants ont aussi identifié les intersections de la rue Jean-Talon Est et de l’avenue du Parc comme étant non sécuritaires.

«On mentionne que la cohabitation entre les différents usagers de la rue est difficile, que les feux de circulation ne semblent pas bien adaptés pour aucun des usagers, que le chemin que doivent suivre les piétons pour traverser les intersections n’est pas direct, et qu’il n’y a aucune infrastructure pour les vélos. Ces mentions s’appliquent également tout au long de la rue Jean-Talon dans le district, où un manque important de traverses sécuritaires est identifié», laisse savoir le document de diagnostic.

Une augmentation importante de la circulation et un manque de stationnement pour les résidents sont constatés dans le secteur De Castelnau, entre la rue Gary-Carter, le boulevard Saint-Laurent, la rue Jean-Talon et la voie ferrée.

Selon les résidents, quelques facteurs contribuent à la situation, tels que la densification résidentielle importante et l’intensification des activités économiques dans le secteur, l’achalandage automobile et la demande de stationnement générées par le Stade Uniprix et le parc Jarry et l’achalandage automobile généré par les voitures contournant les grands axes, surtout aux heures de pointe.

Questionnés sur les améliorations qui pourraient être apportées, les citoyens se sont montrés ouverts à un éventail d’interventions, mais ont plus souvent souligné les besoins de sécuriser les traverses piétonnes, d’ajouter des aménagements pour les vélos et de synchroniser les feux de circulation.

Forum public à venir
Un forum public sera tenu à l’hiver 2017 pour présenter plus amplement le portrait et pour sonder les citoyens sur différentes pistes de solutions.

Par la suite, un plan d’intervention sera élaboré pour approbation finale au printemps 2017.

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