Arnaud Stopa TC Media Un groupe citoyens compte poursuivre leur démarche pour limiter les hausses de tarifs d'électricité.

Le comité citoyen Parc-Extension contre la hausse des tarifs d’électricité cherche un nouveau souffle et compte sur les élections de 2018 pour faire passer son message.

Lors d’une rencontre mardi, des citoyens sont revenus sur la manifestation qu’ils avaient organisée le 31 mars dernier et qui avait réuni 80 personnes au métro Parc avant d’aller cogner à la porte du bureau de circonscription du ministre de l’Énergie, Pierre Arcand. «Il y avait eu moins de gens que les années précédentes. Il faut remobiliser les gens», a soutenu une citoyenne, un constat partagé par la vingtaine de personnes présentes à la rencontre.

Lettres ouvertes, augmentation de la présence médiatique, notamment dans les journaux «ethniques», mobilisation des jeunes, autant d’idées qui ont été mises sur la table pour relancer le message que souhaite passer le comité.

Le comité dénonce l’utilisation d’Hydro-Québec comme un impôt caché pour renflouer les caisses de l’État et qui touche avant tout les plus pauvres.

Dans Parc-Extension, 43% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Une hausse de 0,7% des tarifs d’électricité, comme celle appliquée depuis le 1er avril, peut représenter jusqu’à une semaine d’épicerie pour les personnes pauvres.

Lettre

La manifestation du 31 mars a été un succès selon le comité, puisque le message a été passé auprès du ministre Pierre Arcand, qui leur a répondu au travers d’une lettre. «Je suis sensible et soucieux des incidences tarifaires sur les ménages à faible revenu», peut-on lire dans la lettre. «Pour la deuxième année consécutive, les tarifs d’Hydro-Québec évalueront en-deçà de l’inflation. Nous avons agi afin de […] soutenir les clientèles vulnérables.»

Pour le comité, il s’agit d’une réponse convenue. «Ça fait des années qu’on nous dit la même chose», indique Isabelle Mailloux-Béïque, du comité.

Politique

Beaucoup ont voulu mettre en avant l’approche des élections provinciales, fin 2018. «Il faut trouver des alliés politiques pour qu’on se fasse entendre», a lancé Mahmood Raza Baig, résident du quartier.

«Nos élus ne nous écoutent pas. Ils nous serrent la main en période électorale et une fois élus, ils barrent leurs portes», a soutenu John, résident du quartier, en référence à la manifestation du 31 mars.

«C’est une avenue à prendre en considération. Mais plutôt que de se positionner politiquement, il y a peut-être un travail d’éducation a faire auprès des citoyens et des immigrants pour faire changer les choses», a conclu Isabelle Mailloux-Béïque.

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