Gracieuseté. Les membres du Rebond proposent plusieurs activités de socialisation pour aider les gens vivant avec des troubles de santé mentale à se sortir de l'exclusion.

Rares sont les ressources pour les personnes vivant avec des troubles en santé mentale qui leur permettent de trouver un endroit pour briser la solitude. C’est pourtant ce que tente d’accomplir le Rebond, dans La Petite-Patrie.

L’organisme qui s’est installé au début de 2016 dans ses locaux de la rue de Saint-Vallier est fait «par et pour ses membres», confie Luc Forest, coordonnateur. C’est aujourd’hui plus d’une centaine d’entre eux qui sont rejoints par les activités mises sur pied par le Rebond.

«Ici, on ne juge pas les gens, on ne pose pas de diagnostic. On veut simplement les sortir de leur isolement», souligne le coordonnateur.

Récemment reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux, l’organisme espère obtenir du financement pour permettre ses opérations. En effet, le Rebond a besoin de fonds pour mettre en place de nouvelles activités et assurer la pérennité de celles déjà existantes, soutient M. Forest.

Celui-ci estime aux alentours de 130 000$ les fonds annuels nécessaires pour le fonctionnement d’organismes communautaires comme le Rebond, ce qui n’est pas une mince affaire à trouver lorsqu’on est un OBNL.

Jusqu’à maintenant, le Rebond a pu compter sur l’aide de la campagne Bell Cause pour la cause, de la Caisse Desjardins du Cœur de l’île, du député de Gouin et de la Chorale du cœur de La Petite-Patrie, qui lui verse les recettes de son concert de Noël, qui aura lieu le 9 décembre, cette année. Toutefois la recherche de fonds reste perpétuelle.

Espoir et entraide
Groupes de parole pour les personnes atteintes de trouble d’accumulation compulsive, entraide pour les gens ressentant des perceptions sensorielles, ateliers de socialisations et même le Journal du Rebond, tout est fait pour permettre aux membres de se prendre en main.

«On donne à nos membres un lien d’appartenance, de l’espoir et un lieu où ils peuvent trouver de l’entraide, ajoute M. Forest. C’est bien connu qu’en santé mentale les listes d’attentes sont longues. Ça prend donc des ressources ailleurs pour venir en aide à ces gens.»

Ceux-ci sont logés dans l’ancien presbytère de l’église Saint-Édouard, où résident aussi leurs collègues d’Écoute entraide, une ligne d’écoute qui s’adresse aux personnes aux prises avec des difficultés émotionnelles, et du Levier, qui offre des services de psychothérapie à tarifs réduits. Situé à deux pas de la station de métro Beaubien, l’édifice est aussi voisin du CLSC de La Petite-Patrie, ce qui en fait un lieu idéal pour les membres, croit M. Forest.

Le Rebond, 6510, rue de Saint-Vallier.

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