Gracieuseté Marie-Josée Béliveau et Santiago Bertolino, deux citoyens de Villeray, traverseront la région amazonienne d’est en ouest, de mars à juin.

Deux citoyens de Villeray prendront part à une aventure hors du commun en mars, alors qu’ils entameront une grande traversée de l’Amazonie. Par cette expédition, ils souhaitent mettre en valeur les initiatives de protection de la forêt des peuples qui l’habitent.

Le voyage, qui s’étalera de la mi-mars à la mi-juin, devrait permettre à Marie-Josée Béliveau, écologiste, et Santiago Bertolino, cinéaste, de traverser la région amazonienne d’est en ouest.

Le Brésil sera leur point de départ et ils se rendront jusqu’en Équateur, en remontant le fleuve Amazone. La majeure partie du trajet se fera en bateau. Au-delà des défis physiques et culturels, le projet permettra d’analyser les pratiques de protection de l’environnement à l’étranger.

«Les visions de ces peuples peuvent inspirer des pistes de solution pour faire face à nos propres enjeux environnementaux, explique Mme Béliveau. Je souhaite notamment rencontrer le peuple Awa au Brésil, un des plus menacés de disparition à travers le monde. Je vais aussi découvrir des initiatives respectueuses de l’environnement, comme une coopérative d’écotourisme crée par des femmes, en Équateur.»

En plus d’être écologiste, la résidente de Villeray est ethnographe, ce qui veut dire qu’elle s’intéresse particulièrement au rapport qu’a l’humain avec son milieu.

«Je sens que ces rencontres me permettront de redonner un sens à mon implication en tant que militante écologiste», continue-t-elle.

À son retour, la voyageuse prévoit donner des conférences, dans l’espoir de convaincre les gens que chacun peut faire quelque chose pour l’environnement.

Réalisation d’un film
De son côté, M. Bertolino accompagnera l’écologiste afin de concevoir un film sur la traversée et les différentes rencontres qui seront effectuées tout au long de l’aventure.

Le cinéaste a récemment réalisé «Un journaliste au front», le film de clôture des Rencontres internationales du documentaire. Celui qui portera sur le voyage en Amazonie sera en fait sa quatrième œuvre.

«Avec mon prochain long-métrage, je désire montrer des exemples des peuples qui réussissent à préserver leur culture en faisant face à la pression du développement, souligne-t-il. Je souhaite aussi que Marie-Josée soit à l’avant-plan, pour qu’on puisse y voir une femme qui concrétise son rêve et relève des défis.»

Appel à la générosité
Une campagne de sociofinancement a récemment été lancée afin de compléter le budget nécessaire pour l’expédition.

Grâce aux dons amassés, les aventuriers pourront acheter de l’équipement, comme un appareil photo et un ordinateur portable et acquitter différents frais de voyage.

Chaque don offre une contrepartie. Tous les contributeurs recevront un billet pour la conférence de retour, ainsi que leur nom au générique du film.
Selon les montants donnés, d’autres cadeaux peuvent être ajoutés, tels que des photos prises en Amazonie, un collier fait par des femmes shuars de l’Équateur ou un souper ou un rendez-vous Skype avec les voyageurs.

«C’est une façon pour les gens de nous soutenir, mais aussi de bénéficier d’avantages, conclut Mme Béliveau. Chaque personne qui contribuera fera partie de notre projet, à sa façon.»

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