Gracieuseté Les bollards sont régulièrement endommagés, en raison des déneigeurs ou des automobilistes qui les accrochent au passage.

Un panneau d’arrêt réclamé depuis plus de deux ans par des citoyens du secteur a finalement été installé à l’intersection des rues Chateaubriand et de Gounod, dans Villeray. Une situation qui ravit les résidents, qui se questionnent toutefois sur l’utilité de saillies temporaires, qui sont toujours en place.

L’intersection en question était jugée dangereuse en raison de la vitesse que prennent les véhicules qui tournent en direction sud. Le matin, plusieurs conducteurs passaient par ce croisement pour éviter les feux rouges sur Saint-Hubert et Rosaire. Avant l’installation du panneau d’arrêt sur Gounod, il y en avait seulement sur Chateaubriand, ce qui nuisait à la sécurité des piétons, automobilistes et cyclistes.

Alors que la Ville refusait au départ d’installer un panneau d’arrêt, l’arrivée de saillies temporaires devait initialement être une solution alternative à la mise en place d’un arrêt-stop.

Toutefois, comme l’explique l’arrondissement, il peut y avoir sur une intersection à la fois un arrêt, à la fois une saillie virtuelle.

«Les deux infrastructures ne répondent pas aux mêmes objectifs, la première dicte aux usagers de la route de faire un arrêt, la seconde à offrir un dégagement de l’intersection pour favoriser la visibilité et la sécurité», explique-t-on.

Les bollards en plastique qui composent la saillie temporaire, sont un moyen d’intervention rapide pour sécuriser un endroit donné, en plus d’être peu coûteux.

Une affirmation dont doute Julia Vallelunga, une citoyenne qui habite tout près depuis cinq ans et qui a milité longtemps pour la pose du panneau d’arrêt.
«Les bollards sont régulièrement endommagés, en raison des déneigeurs ou des automobilistes qui les accrochent au passage», souligne-t-elle.

Dans d’autres secteurs du quartier, notamment dans le quadrilatère de Castelnau, Villeray, St-Laurent et St-Denis, des saillies permanentes, s’apparentant à de gros bacs à fleurs, ont été installés.

«Si la ville n’a pas les moyens d’installer d’en installer plus de ce genre, elle devrait revoir l’importance des saillies temporaires, ajoute Mme Vallelunga. Je suis convaincue de l’importance des saillies en général, mais il n’y a aucun plan concret à les remplacer pour les rendre permanentes. C’est un peu décourageant.»

À cela, l’arrondissement répond que l’installation de saillies permanentes sera évalué lors de la conception de la réfection routière de ce tronçon.

«Pour le moment, ces saillies virtuelles permettent d’offrir un dégagement plus sécuritaire aux intersections, explique-t-on. Leur installation simple et rapide, et leur faible coût permet à l’arrondissement d’agir rapidement en faveur de la sécurisation des intersections. La construction de saillies permanentes ne se fait pas à la pièce, mais s’intègre habituellement à un chantier de travaux combinés.»

«J’aimerais qu’il y ait un plan plus concret pour remédier à la situation», conclut Mme Vallelunga.

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