Gracieuseté Une photo prise lors du tournage du documentaire, à Gaza.

Une résidente de Parc-Extension vient tout juste de sortir son dernier documentaire. Le pouvoir de demain, sa quatrième œuvre, est un long-métrage qui met en vedette trois communautés qui s’opposent à des régimes oppressifs et mettent en place des solutions de survie à long terme.

Par le biais de ce film, Amy Miller amène le public avec elle sur trois continents différents, pour dénoncer des injustices sociales et mettre en lumière la volonté des peuples qui s’organisent pour résister.

Le premier exemple exposé dans le documentaire est celui de Gaza, où la centrale électrique au pétrole partiellement détruite occasionne des pannes de courant dans les hôpitaux et dans les autres services publics.

«On voit toujours des trucs horribles qui sont reliés à Gaza, mais pour une fois, je voulais en montrer un aspect positif, explique Mme Miller. J’ai donc fait la rencontre de médecins qui se mobilisent pour trouver des sources alternatives d’électricité, alors qu’Israël continue de leur couper le courant.»

Selon la réalisatrice, le manque d’électricité est un problème d’envergure dans ce secteur de la Palestine.

«Il n’y a pas plus que deux ou trois heures d’électricité par jour, souligne-t-elle. C’est horrible pour les gens qui y sont et c’est un gros problème pour le bon fonctionnement des services publics.»

Pour contrer ce problème, les médecins rencontrés par Mme Miller ont pris l’initiative d’installer des panneaux solaires pour pouvoir continuer des soins de qualité aux patients.

La deuxième partie du documentaire a été filmée en Rhénanie, là où un groupe d’activistes du climat s’indignent du retour de l’industrie minière, qui a dévasté en partie cette région de l’Allemagne.

«C’est beau de voir à quel point les gens sont prêts à lutter pour des énergies propres et un mode de vie durable, continue la réalisatrice. Les actions posées sont concrètes et c’est ce qui fait la force de ce groupe.»

Finalement, à Arauca, en Colombie, les communautés autochtones sont prises entre l’État qui militarise la zone et les mégaprojets économiques des multinationales.

«On parle des populations indigènes qui livrent un combat au gouvernement pour récupérer l’accès à leurs terres ancestrales», décrit la femme.

Inspirer les gens
Montréalaise d’adoption, Amy Miller est une documentariste engagée qui soutient le changement social et les initiatives citoyennes en faveur de la justice. D’ailleurs, les thèmes explorés dans les quatre longs-métrages qu’elle a réalisés s’inscrivent dans cette veine.

«La justice sociale, c’est quelque chose qui me rejoint vraiment. À travers Le pouvoir de demain, je voulais exposer les initiatives de ces gens-là, partout à travers le monde, qui militent pour du changement. C’est bien de parler de justice sociale, mais il faut aussi exposer les solutions mises de l’avant, estime la cinéaste. Ça donne de l’espoir de voir que des gens tentent tout pour améliorer leur qualité de vie, surtout dans des situations extrêmes comme celles auxquelles ils sont confrontés.»

En tout, la conception du documentaire aura nécessité trois ans.

«On a été dans chaque lieu au maximum un mois, mais il y a beaucoup de travail derrière tout ça. Maintenant que c’est fait, mon plus grand souhait est que les gens soient inspirés par les initiatives présentées», conclut-elle.

Le documentaire d’Amy Miller est présenté jusqu’à dimanche, à la Cinémathèque québécoise, située sur le boulevard de Maisonneuve.

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