Je reviens tout juste de la capitale catalane, la magnifique Barcelone. Par chance, je me suis greffé à une délégation de créateurs montréalais invités dans le cadre du festival de La Mercè. Cette année, Montréal était la ville étrangère invitée à participer aux célébrations. Chose certaine, je peux dire que j’étais fier de tous les créateurs et artisans qui nous ont si bien représentés. Conséquemment, cette opportunité a permis à Montréal de témoigner de l’importance qu’elle accorde aux liens qui l’unissent avec Barcelone. Parce qu’effectivement comme nous, le peuple catalan est créatif, sympathique et enjoué, et les activités culturelles sont nombreuses dans leur métropole. Assurément, Catalans et Québécois partagent donc des points en communs, même que plusieurs partagent cette volonté d’une indépendance politique. Parce qu’un Catalan n’est pas Espagnol, mais fièrement Catalan, et ce, même si la Catalogne est en Espagne! Est-ce que ça ressemble à quelqu’un que vous connaissez?

Comment je me suis rendu à Barcelone? Un bon vendredi de septembre. Je me dirigeais vers la campagne et je discutais au téléphone (Bluetooth, bien sûr!) avec mon ami Martin. Comme nous avions antérieurement l’habitude de partir faire de la planche à voile en cette période, je propose à Martin de partir pour les îles de la Madeleine. En échange, lui étant un invité de la délégation montréalaise, me propose de l’accompagner à Barcelone. Oh que oui, je ne suis jamais allé et je voulais prendre des vacances! Je m’en vais à Barcelona! En plus pour La Mercè!

Qu’est-ce que La Mercè et pourquoi inviter la Ville de Montréal? La Mercè est un festival qui accueille plus de 2 millions de personnes chaque année. Cet événement de renommée mondiale propose une programmation qui présente plus de 600 activités locales et internationales et met en scène plus de 2000 artistes. Depuis 2006, Barcelone convie officiellement une ville étrangère à prendre part aux célébrations pour ainsi lui offrir l’opportunité de promouvoir sa vitalité et son identité culturelle. Quelle bonne idée! Voilà pourquoi durant ces quatre jours de festivités, la métropole québécoise a pu déployer sa créativité, son talent et son dynamisme en Catalogne. Le spectacle multimédia Montréal signe l’Ode de vie, présentée à la basilique de La Sagrada Familia, a attiré plus de 100 000 personnes et était des plus impressionnants. Cette idée originale de Renaud Architecture d’Événements est l’œuvre de l’équipe montréalaise de Moment Factory. Également invités, Le Cirque Éloize, les Piknics Électroniks, le groupe de musique traditionnelle le Vent du Nord  et la Mostra du cinéma québécois ont tous très bien performé. On a de quoi être fier! Merci tout le monde!

« Sans aucun doute, nos créateurs sont nos meilleurs ambassadeurs. Leur présence à titre de ville invitée a contribué à un rayonnement sans précédent à Barcelone, mais aussi dans toute l’Europe », a ajouté la responsable de la culture, du patrimoine, du design et de la condition féminine au comité exécutif de la Ville de Montréal, Helen Fotopulos, présente dans la capitale catalane pour l’occasion.

Et oui, je fitte dans le groupe! Arrivé par la porte arrière à l’aide de mon ami, mettons que j’étais content d’avoir des arguments convaincants pour m’aider à me mêler au groupe. Heureusement comme organisateur, j’ai plusieurs spectacles et trois fêtes nationales dans Villeray en arrière de la cravate. Ce qui est bien pour prendre sa place avec ces gens et dans ce genre d’environnement. Le groupe était très sympathique avec moi et m’ont accepté dans la famille. Ça m’a permis de prendre un verre de vin avec l’évêque de la fameuse Sagrada Familia et le maire de Barcelone. Et ceci, en regardant la projection de Moment Factory du haut de la terrasse de l’édifice le mieux placé pour l’occasion. Aussi ce soir-là, le maire nous a refilé des billets pour le match de soccer du lendemain, impliquant le Barça contre Granada. Ils ont gagné 2-0, c’était génial!

Complètement pétés, les correfocs (les feux qui courent) constituent l’un des événements les plus populaires des fêtes catalanes symbolisant la repousse des diables vers les portes de l’enfer. Au rythme des percussions, les groupes déguisés en diables paradent dans la ville avec leurs feux d’artifice sur des bâtons. Mais attention, il faut arriver équipé, parce que du feu, ça brûle! Les participants portent lunettes de protection, capuchon et vêtements appropriés. Martin et moi, par un bel après-midi en revenant de la plage, nous sommes retrouvés parmi les correfocs. Imaginez-vous ? C’est plein de monde dans une longue rue étroite avec de gros édifices de neuf ou dix étages de chaque côté, les percussions raisonnent en malade, et le feu revole partout. On a sorti nos verres fumés et nos chapeaux assez vite. Mais quel trip! Je suis tout simplement retombé en enfance !   

Pour moi, la magnifique Barcelone a fait bonne impression. Bien sûr, elle est souvent reconnue pour être une vitrine de l’architecte Antony Gaudi, mais certainement ses nombreuses créations ajoutent une touche féérique à la ville et sont aussi impressionnantes les unes que les autres. En plus, cette ville est située le long de la Méditerranée et possède de magnifiques plages. Débile comme spot! Partout, la bouffe est bonne, le vin est bon, les gens y sont beaux et sympathiques. J’ai vraiment tripé! Mais le plus surprenant durant mon voyage à Barcelone, c’est que j’ai appris à aimer davantage Montréal et les Montréalais.

Me encanta Montreal i Barcelona!

Alain Bourgeois

lespotinsdalain@gmail.com

 

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