Encadrés par leurs professeurs, les 18 élèves membres du comité vert en environnement de l‘école Barthélémy-Vimont travaillent sur l’aménagement du devant de l’école.

Après mûre réflexion, ils ont privilégié ce site plutôt que la cour ou le parc Saint-Roch afin de rendre l’environnement sain.

«Les gens n’ont pas une bonne image de l’école, car il y a des déchets devant. On voudrait que tous les élèves soient fiers de leur école. Nous voulons aussi que le nom de l’école soit plus beau et plus visible», a présenté Vandna, élève de 4e année.

Face au manque d’arbres, de fleurs et de mobilier urbain devant l’établissement, les jeunes proposent de verdir le site et de ramasser les ordures. Pour réaliser ce projet, la Fondation québécoise en environnement leur a remis un chèque de 1000$. Une somme que devront gérer les enfants.

La contribution est toutefois insuffisante pour un projet d’envergure. Planter un arbre d’un calibre moyen coûte entre 600 et 800 $, rappelle Violaine Provonost chargée de projet chez Vrac Environnement, aussi partenaire du projet.

Un «premier pas dans la bonne direction»

Si les enfants sont optimistes dans leur démarches, reste que le périmètre autour du complexe William-Hingston, dont fait partie l’école Barthélémy-Vimont, a déjà été verdi par le passé, avant d’être vandalisé. «Ce sont 20 000$ qui ont été investis dans l’aménagement du site, il y avait des tables et des plantes vivaces. Mais il y avait un manque de respect et du vandalisme. Des enfants ont mis le feu à une compostière. L’erreur que l’on a faite par le passé, c’est de ne pas impliquer les usagers du Complexe Wiliam-Hingston», reconnaît Mme Provonost.

La force de ce projet résiderait peut-être cette fois-ci dans le pouvoir de décision accordé aux enfants.

«Les jeunes définissent les problèmes et les solutions dans une perspective d’empowerment social», explique Giulietta Di Mambro, assistante de recherche à l’université Concordia, également impliquée dans le projet. Pour elle, «le processus importe plus que le résultat.»

«L’objectif en impliquant les jeunes, c’est qu’il y ait plus de respect. On veut rejoindre les adultes par le biais des enfants, mais aussi sensibiliser ces deniers. Ils ont un pouvoir de décision ; certains jettent des déchets par terre», poursuit la représentante de Vrac Environnement. Pour l’organisme, qui continue de travailler sur des projets d’embellissement du site, ce projet reste un premier pas dans la bonne direction. Dans le cadre de ses classes vertes, Vrac Environnement proposera aux enfants de planter des semis en classe prochainement.

 

Sensibiliser les enfants aux défis urbains

D’ici la fin avril, Vrac Environnement organisera des marches exploratoires avec les enfants de l’école pour les sensibiliser aux défis urbains et au transport actif. Les élèves devraient présenter un compte-rendu aux élus dans le cadre du conseil d’arrondissement du mois de juin.

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