Le Villerois Patrick Mallette sera sur les planches de la salle Wilfrid-Pelletier à partir du 15 septembre. Le Baryton incarnera le personnage de Barone Douphol dans l’opéra La Traviata.

C’est la seconde fois que le mordu de la scène joue dans cette pièce.

«C’est un petit rôle mais qui est important au niveau de l’histoire. Il n’intervient pas beaucoup mais est agréable à jouer», précise-t-il.

Patrick Mallette chante depuis l’âge de 9 ans, lorsqu’il a suivi une formation aux petits chanteurs du Mont-Royal. Mais ce qui l’attire le plus c’est de monter sur les planches.

«J’aime le côté scénique du travail, être sur scène c’est une grande charge d’adrénaline. Le jeu c’est un tout, ce n’est pas juste le chant. J’aime le plaisir d’être sur scène et de jouer quelque chose, d’exister en n’étant pas soi-même. Chanter pour chanter, ce n’est pas complet», développe celui qui a aussi tourné dans plusieurs publicités commerciales.

Transmettre sa passion

Pour ce papa de trois enfants il est aussi important de véhiculer sa passion aux plus jeunes afin de désacraliser et démocratiser l’opéra. Après être intervenu dans plusieurs établissements scolaires, il pourrait le faire à l’école Saint-Gérard où est scolarisée sa fille.

«Les jeunes qui ont un premier contact avec l’opéra sont fascinés. Le seul problème c’est la difficulté d’y accéder. Il y a plein d’airs que les gens connaissent, ils ne savent même pas que ça vient de l’opéra. On le voit à l’admission générale où beaucoup de jeunes sont présents. Je leur explique ce qu’est une partition et ils découvrent les costumes, l’envers du décor. À la fin du spectacle, la réception est la même qu’à un show de rock, les jeunes trippent. »

Jouer en France

Si chanter est sa passion, il a néanmoins conscience des défis auxquels doivent faire face les opéras, que sont notamment attirer de jeunes spectateurs ou encore de casser l’image élitiste et désuète des opéras.

Le baryton compare ce phénomène à ce qui se passe en France où il se produit régulièrement. « Au niveau culturel l’Opéra est plus ancré dans les mœurs. En France, c’est plus courant d’aller à l’opéra. Et puis il y a le poids historique, c’est très inspirant de savoir que de grands chanteurs ont déjà foulé les planches sur lesquelles on se produit.»

Quant à la Traviatta, Patrick Mallette assure que c’est l’une des pièces les plus accessibles. «Pour un néophyte la musique est belle, c’est spectaculaire au niveau vocal» conclut le baryton.

Bio express

Patrick Mallette reçoit les éloges de la critique notamment pour son timbre riche, ample et son autorité scénique, en plus de sa musicalité. Son répertoire est vaste et diversifié, couvrant le concert comme l’opéra, et il se produit avec plusieurs orchestres au Canada, en France, aux Pays-Bas et aux États-Unis. À son répertoire, des rôles tels Valentin (Faust), Mercutio (Roméo et Juliette), Hamlet (Hamlet), Danilo (La veuve joyeuse), Guglielmo (Così fan tutte), Comte Almaviva (Le nozze di Figaro) et Figaro (Il barbiere di Siviglia). Il a aussi participé à certaines créations. Dernière présence à la compagnie : Gianni Schicchi (2009). Villerois depuis un an, Patrick Mallette aime son quartier. Il a d’ailleurs participé à l’une des marches nocturnes contre la hausse des frais de scolarité.

La Traviata de Giuseppe Verdi

Le coup d’envoi de la 33e saison de l’Opéra de Montréal sera l’occasion de conclure la présentation de la trilogie populaire du géant Giuseppe Verdi. Inspirée de l’immortelle dame aux camélias, La Traviata demeure un drame intemporel et l’un des opéras les plus joués au monde. La distribution européenne de grande classe est menée par l’exceptionnelle tragédienne lyrique Myrtò Papatanasiu que l’on dit être la réincarnation de Maria Callas, le ténor Roberto De Biasio, entendu dans Simon Boccanegra, et le baryton Luca Grassi. Le chef italien Antonino Fogliani fera ses débuts à la compagnie, à la tête de l’Orchestre Métropolitain. La Traviata est présentée les 15, 18, 20, 22 septembre à 19h30. Plus d’infos au http://www.operademontreal.com

 

 

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