Montréal, mardi 22 mai 2012 – Le 18 mai dernier, depuis maintenant 5 jours, une citoyenne du quartier Villeray originaire de la Gaspésie, Mme Marik Audet, a entrepris une grève de la faim pour demander au gouvernement de retirer sa loi spéciale. Par ce geste d’une extrême gravité, Mme Audet (en couple et mère de deux jeunes enfants) utilise le plus risqué des outils de la désobéissance civile : risquer sa vie pour s’opposer à une loi injuste. Andrés Fontecilla, candidat de Québec solidaire dans Laurier-Dorion, apporte son soutien à cette femme de 38 ans et juge qu’il est urgent d’agir.

Une loi tout à fait illégitime

Pour M. Fontecilla, cette loi est illégitime autant par sa dureté que par ses fondements, car elle punit l’exercice des droits fondamentaux inscrits dans nos chartes, autant canadienne que québécoise. « Elle prétend régler par la peur et la répression policière des revendications politiques et sociales qui, dans l’histoire récente du Québec, se sont toujours réglées par la négociation. » Le candidat de Québec solidaire se demande ce que peut faire la population devant cette loi injuste. « Beaucoup continueront à manifester bruyamment; d’autres prépareront activement la déroute du parti libéral aux prochaines élections. Certain-es auront recours aux tribunaux; des milliers d’autres réfléchissent à la légitimité de désobéir. Parmi ces milliers de Québécoises et Québécois heurtés dans leur conscience démocratique, une femme, Marik Audet, résidente de la rue De Gaspé, décide de désobéir pacifiquement au moyen d’une grève de la faim; afin d’amener le gouvernement à la raison, elle résiste, elle conteste, elle n’obéit pas. » L’urgence d’agir Selon M. Fontecilla, le gouvernement doit cesser immédiatement de criminaliser la population étudiante. « Il est plus qu’urgent que le gouvernement abandonne la matraque du père autoritaire et qu’il négocie avec la jeunesse du Québec! » Il doit s’asseoir rapidement avec le mouvement étudiant et parler du cœur du problème, la hausse des frais de scolarité. « Le gouvernement libéral de Jean Charest, depuis 100 jours, n’aura jamais accepté de parler du fond du litige : la hausse faramineuse des frais de scolarité. Pourtant, les solutions existent! À titre d’exemple, le seul rétablissement de la taxe sur le capital pour les entreprises financières rapporterait 800 millions aux coffres de l’État, de quoi financer aisément un gel des frais de scolarité universitaire. » M. Fontecilla, demande au Premier ministre du Québec, Jean Charest, et à son député local, Gerry Sklavounos, qu’ils aient au moins le courage de parler à Mme Marik Audet « qui risque sa vie pour sauvegarder la démocratie au Québec. »

(Source : Québec solidaire Laurier-Dorion)

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