Dominique Cambron-Goulet/Métro Les manifestants ont scandé «όχι», qui signifie «non» en grec.

Avec un immigrant sur cinq d’origine grecque à Parc-Extension, la crise financière en Grèce dépasse largement ses frontières et soulève des inquiétudes dans la population hellénique. Après la victoire du non au référendum du 5 juillet dernier, la communauté grecque de Montréal continue d’espérer un dénouement positif dans cette situation qui dure depuis cinq ans.

À l’Asklipios, l’association des citoyens âgés gréco-canadiens de Montréal, la télévision transmet sans arrêt les nouvelles grecques. Les gens s’y agglutinent pour rester informés.

«Plusieurs personnes nous demandent notre opinion sur la situation et veulent discuter. Elles sont inquiètes», souligne Helen Revelakis, coordonnatrice de l’Asklipios.

«De plus en plus de jeunes quittent le pays pour trouver un emploi. J’espère que le gouvernement grec trouvera une solution pour diminuer le fardeau des citoyens et mettre fin à cet exode», affirme la conseillère de Parc-Extension, Mary Deros, qui a quitté la Grèce pour venir au Québec, lorsqu’elle avait sept ans.

Plusieurs membres de l’association sont retournés au pays pour aller retrouver leurs proches. «Dès janvier, nous avons eu des départs pour la Grèce. De nombreuses personnes sont parties en mai et juin pour aller aider leur famille ou pour des vacances», indique Mme Revelakis, qui rejoindra la Grèce à la fin du mois de juillet.

Espoir
Après la victoire du «non» au référendum de dimanche dernier, la Grèce est dans un contexte encore plus instable, mentionne Dalibor Stevanovic, professeur à l’École des sciences de la gestion à l’Université du Québec à Montréal ainsi qu’au centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.

«De nombreuses incertitudes planent en ce moment sur le continent. La balle est dans le camp de l’Europe. Elle doit décider si elle croit dans un projet européen où la Grèce demeure dans la zone euro ou si c’est seulement l’argent qui compte», laisse savoir M. Stevanovic, qui revient tout juste de Grèce.

Les partis des différents pays impliqués se sont donnés 48h pour retourner sur la table de négociation. Malgré les menaces de sortir la Grèce de la zone euro, plusieurs Montréalais d’origine grecque restent positifs.

«Je ne pense pas que la Grèce sortira de l’euro. Je crois qu’un accord peut être trouvé entre les différents partis», soutient Mme Revelakis.

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