L’arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension a connu un certain retard dans ses opérations de déneigement lors de la dernière tempête. Retard qui a été rattrapé après le 2 janvier, au retour du congé férié, assure le directeur des travaux publics, Michel Jobin.

La nature des contrats de déneigement de l’arrondissement est au cœur du problème. Sur sept contracteurs, quatre ne travaillent que de nuit. Or le chargement de la neige a été décrété par la Ville de Montréal le 30 décembre au petit matin, afin de laisser le plus de temps possible aux arrondissements pour déneiger avant le congé férié.

«Trois de nos contracteurs ont commencé les opérations le 30 au soir. C’est comme ça qu’on a pris notre retard sur les autres arrondissements dont les contrats débutent le matin», explique le directeur des travaux publics.

Ces travailleurs de nuit n’ont pas non plus opéré le 31 et le 1er au soir, comme il s’agissait d’un congé férié. Les travaux ont repris le 2 janvier au matin pour quatre contracteurs, et les trois autres se sont joints à eux le soir venu.

«Chaque fois que la Ville décrétera le chargement de neige le matin, nous allons avoir un petit retard», regrette Jacqueline Voghel, chargée de communication aux travaux publics.

Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension avait 12h de retard sur ses opérations, selon le directeur. Il a été plusieurs fois nommé comme l’un des arrondissements les plus lents dans d’autres quotidiens.

L’arrondissement assure toutefois avoir rapidement rattrapé les autres arrondissements.

«Nous avons terminé tout le déneigement le 6 janvier à 16h. Nous étions le 11e arrondissement sur 19 à avoir terminé», ajoute M. Jobin, qui se dit satisfait du déroulement des opérations.

Voitures encombrantes
Durant les opérations de déneigement, l’arrondissement a du faire remorquer 504 véhicules.

«C’est à peu près ce nombre-là à chaque opération de chargement, indique le directeur. À chaque fois, on fait le message dans les médias mais il y a des gens qui ne le voient pas. Ça ralentit les opérations.»

Les déchets laissés sur le bord des rues donnent aussi davantage de travail à la Ville lors des opérations.

«On demande aux citoyens, lorsque c’est possible, d’attendre à la prochaine collecte lorsqu’une opération de chargement est prévue», rappelle Mme Voghel.

La Ville de Montréal n’avait pas dévoilé les coûts de cette tempête au moment de publier.

Le coût moyen d’une tempête de neige avec de 20 cm est de 17 M$. Le budget annuel moyen de la Ville est de 155 M$.

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