BEYROUTH — L’ONU attend toujours le feu vert du régime de Bachar el-Assad pour expédier de l’aide humanitaire vers la Syrie, grâce au cessez-le-feu entré en vigueur lundi.

L’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a indiqué jeudi que la trêve négociée par les États-Unis et la Russie a grandement réduit la violence à travers le pays, mais que l’aide humanitaire qui devait suivre ne s’est toujours pas matérialisée. Il a ajouté que 40 camions sont prêts à partir et que l’ONU accordera priorité aux quartiers rebelles assiégés d’Alep, dans le nord du pays.

Le gouvernement syrien n’a toutefois pas encore fourni les permis nécessaires pour que les convois puissent prendre la route, a dénoncé M. de Mistura. Il a précisé que le gouvernement avait accepté, le 6 septembre, avant la signature de la trêve, que de l’aide soit envoyée vers cinq secteurs.

M. de Mistura a ajouté que la Russie, qui compte parmi les principaux alliés internationaux du régime Assad, est elle aussi déçue de la situation.

L’Observatoire syrien des droits de la personne a indiqué tôt jeudi que le cessez-le-feu tient essentiellement le coup, en dépit de quelques accrochages. On rapporte notamment que des affrontements entre les forces gouvernementales et Daech (le groupe armé État islamique), qui n’est pas couvert par la trêve, ont fait une dizaine de morts dans la province orientale de Deir-el-Zour.

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