BEYROUTH — Les forces russes se seraient déployées vendredi le long de la principale artère qui mène au coeur des quartiers rebelles d’Alep, dans le nord de la Syrie, en prévision de l’arrivée possible des convois d’aide humanitaire au cours des prochaines heures.

La situation est toutefois compliquée encore davantage par l’éclatement de combats violents dans la capitale, Damas, ce qui menace la trêve négociée par les États-Unis et la Russie et entrée en vigueur lundi.

Les insurgés ont bombardé des secteurs contrôlés par le gouvernement dans le quartier oriental de Qaboun, faisant trois blessés, selon les médias officiels. L’agence de presse SANA affirme que cela contrevient aux conditions du cessez-le-feu.

L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a indiqué que les affrontements de vendredi étaient concentrés dans le quartier de Jobar, à côté de Qaboun.

Un militant local affirme que les forces gouvernementales qui ont essayé de reprendre Qaboun ont été refoulées par les rebelles. Al-Qaïda et Daech (le groupe armé État islamique), qui ne sont pas couverts par la trêve, ne sont pas présents dans le secteur, a-t-il dit.

À l’extérieur d’Alep, les forces syriennes qui étaient déployées le long de la route Castello ont été remplacées par des soldats russes, selon le directeur de l’Observatoire, qui ajoute que de l’aide humanitaire est attendue à Alep sous peu. Un militant installé à Alep nie toutefois que les forces gouvernementales se soient repliées et prévient que la situation humanitaire ne cesse de se détériorer dans l’est de la plus grande ville du pays.

Les rations de pain seraient grandement limitées et il y aurait une grave pénurie de fruits et légumes.

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