PLAINE DU YARI, Colombie — Les Forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) ont donné le coup d’envoi de leur dernière conférence en tant qu’armée rebelle, samedi, alors qu’elles souhaitent se transformer en mouvement politique à la suite de la signature d’un traité de paix ayant mis fin à près d’un demi-siècle d’hostilités.

Le plus haut dirigeant des FARC, Rodrigo Londoño, a pris la parole devant environ 500 combattants non armés et portant partiellement l’uniforme provenant de partout au pays.

Debout sur une scène géante érigée sur la plaine du Yari, dans le sud de la Colombie, le leader surnommé «Timochenko» a annoncé qu’au courant de la prochaine semaine, les commandants des FARC ratifieraient l’accord de paix conclu avec le gouvernement colombien le mois dernier et discuteraient de la stratégie politique du groupe pour la suite des choses.

Dans son discours d’ouverture, il a déclaré que les adversaires des FARC pouvaient penser que le groupe avait perdu la guerre si ça leur plaisait, mais que la plus grande satisfaction des rebelles était de savoir que la paix avait finalement gagné.

Le chef des FARC et le président Juan Manuel Santos signeront officiellement l’entente la semaine prochaine à Carthagène. Les Colombiens devront ensuite approuver ou rejeter le traité à l’occasion d’un référendum qui aura lieu le 2 octobre.

Il s’agit de la 10e conférence des FARC en tant qu’armée rebelle et la première à ne pas se dérouler dans le secret. Plutôt que de parler de stratégie sur le champ de bataille, les ex-rebelles devront plutôt trouver un nom à leur mouvement politique et déterminer comment ils occuperont les 10 sièges qu’ils ont obtenus au Congrès pour avoir accepté de déposer leurs armes.

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