AP Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon

NEW YORK — Des leaders de la planète assistaient lundi à New York au premier sommet onusien consacré aux migrations, avant l’ouverture mardi de la 71e Assemblée générale des Nations unies.

Ils ont adopté un document dont l’objectif est d’offrir une réponse mieux coordonnée et plus humaine à la crise des migrants, alors que plus de gens ont été chassés de chez eux qu’à tout moment depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Le sort des quelque 65,3 millions de personnes déplacées sera au coeur des débats.

Le document vise notamment à offrir de meilleures occasions d’emploi et d’éducation aux réfugiés. Il encourage aussi leur relocalisation et prévoit une campagne de lutte à la xénophobie. Son impact réel reste toutefois à voir, puisqu’il n’est aucunement contraignant.

Plusieurs pays avaient rejeté une première ébauche du document qui demandait aux signataires de relocaliser 10 pour cent de la population de réfugiés chaque année. De nombreuses organisations de défense des droits de la personne ont alors estimé qu’une belle occasion avait été ratée.

La nouvelle version du document précise également que les enfants devraient être détenus le moins souvent possible, en réponse aux commentaires formulés par les États-Unis et d’autres pays.

Le secrétaire général d’Amnistie internationale, Salil Shetty, a déclaré par voie de communiqué que le sommet a été saboté par l’égoïsme des nations, ce qui laisse des millions de personnes en péril à travers le monde.

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