Thibault Camus Thibault Camus / The Associated Press

STOCKHOLM — Au moins 20 autres pays devraient signer cette semaine l’accord de Paris sur les changements climatiques, ce qui rehaussera considérablement les chances de voir le pacte entrer en vigueur moins d’un an après avoir été négocié, ont indiqué mardi des responsables des Nations unies.

Le Brésil, le Mexique, l’Argentine et le Maroc devraient présenter mercredi les documents qui compléteront leur ratification de l’entente. Au moins une douzaine de petits pays insulaires comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tonga et Kiribati devraient faire de même.

Les leaders de la planète se sont entendus, en décembre dernier, pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre qui, selon les scientifiques, réchauffent la planète.

Plus de 170 dirigeants ont signé l’accord, mais celui-ci n’entrera en vigueur que lorsqu’il aura été entériné par 55 pays représentant 55 pour cent des émissions polluantes du monde. Cela aurait dû prendre plusieurs années, mais 28 pays générant 39 pour cent des émissions ont déjà complété le processus — dont les deux plus grands pollueurs de la planète, la Chine et les États-Unis.

Les diplomates américains font maintenant pression sur les autres pays pour accélérer le rythme, dans l’espoir que l’accord puisse entrer en vigueur dès cette année. Le président Barack Obama et le secrétaire d’État John Kerry devraient ainsi profiter de l’Assemblée générale des Nations unies, cette semaine à New York, pour faire avancer le dossier.

Il est possible que 55 pays aient joint l’accord d’ici la fin de l’année, mais le seuil de 55 pour cent des émissions globales pourrait prendre plus de temps à être atteint. L’Union européenne, qui représente 12 pour cent des émissions globales, avait tout d’abord prévu attendre l’accord national de ses 28 membres, mais elle pourrait maintenant signer en leur nom.

L’élection présidentielle américaine qui aura lieu en novembre ajoute aussi au sentiment d’urgence, puisque le candidat républicain Donald Trump a promis d’annuler l’entente s’il est élu. Sa rivale démocrate Hillary Clinton entend aller de l’avant avec l’accord.

La prochaine conférence des Nations unies sur le climat débutera le 7 novembre à Marrakech, au Maroc.

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